HAITI : Trois mois après le séisme en HaÏti, les corps des soldats néninois toujours pas rapatriés

Après le séisme survenu le 12 janvier dernier en Haïti, les corps des trois soldats béninois en mission à la Mission des Nations Unies pour la stabilité en Haïti (Minustah) ne sont toujours par rapatriés. Une situation qui inquiète plus d’un notamment les parents des victimes au sujet d’un rapatriement de corps d’Haïti.

Les dépouilles mortelles de Koura Batipa (policière), Okoro Afiss (policier) et de Imorou S. Salifou (gendarme) séjournent, depuis bientôt trois mois, à la morgue de l’Hôpital de la Minustah de Saint Domingue en République Dominicaine. Ces corps retrouvés sous les décombres à la base de la Minustah à Port-au-Prince quelques jours après le séisme du 12 janvier dernier, avaient été conduits à la morgue pour des besoins d’identification et de formalités. De sources diplomatiques, ces corps qui devraient être rapatriés depuis le mois de mars au plus tard, ne le sont pas encore pour des raisons d’identification. « Les Nations Unies, par souci de l’identité réelle des victimes, avaient exigé les tests d’Adn. », a-t-on appris de sources diplomatiques. « Il n’ont pas encore donné une date précise. Nous étions à New York le 9 mars 2010 pour les cérémonies d’hommage. On pensait qu’on allait rentrer avec les corps. Mais on nous a demandé de reprendre les tests d’Adn là-bas. Ce qui a été fait. Mais depuis rien. On est complètement déboussolé, on ne comprend plus rien. C’est de l’incertitude… », a précisé la parente d’une victime jointe hier au téléphone. Selon certaines sources, le ministère des affaires étrangères sur la base des informations fournis par les Nations Unies, aurait annoncé l’arrivée des corps à Cotonou pour ce début du mois d’avril. « On ne sait plus quand les corps seront rapatriés. On nous a parlé du début du mois. Mais jusque là aucune nouvelle. », s’inquiète une autre parente proche d’une victime.

Même son de cloche du côté du ministère des affaires étrangères. « Jusque-là aucune date n’a été confirmée pour le rapatriement des corps des soldats béninois. Ça nous inquiète car, ça fait un mois que les parents des victimes ont été aux Etats-Unis pour reprendre les tests d’Adn, parce que Nations Unies craignent de confondre les corps. Donc les tests ont été repris sur place là-bas pour confirmer les résultats issus des premiers kits d’Adn qui ont été envoyé par Dhl, début mars. », nous a confiés un proche collaborateur du ministre des affaires étrangères. Des mêmes sources diplomatiques, on apprend que la représentation permanente du Bénin aux Nations Unies a reçu des instructions pour de prendre contact avec la Minustah aux fins de faire accélérer le processus d’identification.

Selon des proches des victimes, certains pays africains comme le Burkina et le Nigéria ont réussi à rapatrier les corps de leurs soldats. « Notre Etat, n’utilise pas les empruntes biométriques. Notre Etat est encore à l’encre. Donc pour les soldats béninois, il faut des prélèvements pour le test d’Adn », ont indiqué ces proches.

Chimelle GANDONOU

Source : http://www.actubenin.com

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