France : Plus de 200 ans après sa mort en Russie, la dépouille d’un général napoléonien rapatriée

Le corps du général Gudin, compagnon d’armes de Napoléon, a été retrouvé et identifié en 2019 en Russie, où il a trouvé la mort pendant l’une des campagnes de l’empereur. La dépouille du militaire est rapatriée en France mardi à l’initiative de l’un de ses descendants. Elle reposera ensuite dans le Loiret.

Son nom est gravé sous l’Arc de Triomphe sur les Champs-Elysées. La dépouille d’un général de l’armée de Napoléon 1er va faire son retour mardi en France, près de 210 ans après sa mort. Les restes du général Gudin ont été retrouvés en 2019 à Smolensk, en Russie. Il a fallu plusieurs mois pour identifier son corps, et que son identité soit confirmée par la France. Il arrivera vers 15 heures par avion, accueilli lors d’une brève cérémonie au Bourget par des associations napoléoniennes et Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants.

Le général Charles Etienne Gudin, très apprécié de Napoléon, est mort en 1812, fauché par un boulet de canon pendant la campagne de Russie. Il aurait reçu la visite de l’empereur pendant son agonie. Quand sa tombe a été retrouvée, des analyses ADN ont confirmé qu’il s’agissait bien de lui. 

Source et suite sur : https://www.europe1.fr  10h55, le 13 juillet 2021

France : L’impossible retour en France de Gudin, général d’empire montargois, plus de 200 ans après sa mort

la rep.fr Publié le 20/04/2021 à 09h02 – Pascale Auditeau

Le descendant du général, Albéric d’Orléans, pourrait aller chercher lui-même son aïeul et le ramener à Saint-Maurice-sur-Aveyron. © Pascale Auditeau

Le 5 mai 2021, date anniversaire de la mort de Napoléon 1er, le général d’empire montargois Charles-Etienne Gudin, dont la dépouille a été découverte en 2019 en Russie, aurait pu être inhumé aux Invalides. 

Le 5 mai prochain marquera le bicentenaire de la mort de Napoléon 1er, qui s’est éteint en 1821 à Saint-Hélène.

À quinze jours de cet anniversaire, le président de la République, Emmanuel Macron, n’a toujours pas fait part de ses intentions quant à l’organisation par l’État de cérémonies officielles.

Le 13 avril dernier, une lettre ouverte a donc été adressée au chef de l’État, cosignée par Christian Bourdeille, président du Souvenir napoléonien, et par Albéric d’Orléans, descendant direct du général Gudin.

Pour rappel, la dépouille du général d’empire montargois Charles-Etienne Gudin, mort le 22 août 1812 à Smolensk, en Russie, après avoir été fauché par un boulet de canon sur le champ de bataille, n’avait jamais été retrouvée, avant que le Français Pierre Malinowski, à la tête d’une équipe d’archéologues franco-russe, ne retrouve le corps en juillet 2019.

Une découverte exceptionnelle, confirmée quelques mois plus tard par des analyses ADN réalisées sur les dépouilles d’autres membres de la famille Gudin et dont les médias du monde entier s’étaient fait l’écho. L’aventure devait trouver son épilogue avec le retour, plus de 200 ans après sa mort, de Charles-Etienne Gudin en France, une inhumation aux Invalides, près de l’empereur, étant évoquée.

La cérémonie aurait pu se dérouler l’année dernière en présence du chef de l’État russe, Vladimir Poutine. La crise sanitaire mondiale est malheureusement passée par là, les relations franco-russes, elles, se sont tendues, et depuis des mois, le retour dans son pays de ce fidèle parmi les fidèles de Napoléon 1er semble s’éloigner un peu plus.

En juillet 2019, la dépouille du général était découverte, reconnaissable à sa jambe amputée. (Photo Denis MAXIMOV / AFP

Source et suite : la rep.fr Publié le 20/04/2021 à 09h02 – Pascale Auditeau

Russie : La dépouille retrouvée est bien celle de Charles Etienne Gudin, général de Napoléon

La dépouille du général Gudin a été identifiée grâce à des tests ADN. / © Denis Maximov / AFP

«C’est une très bonne surprise», se réjouit Albéric d’Orléans, descendant du général Charles Etienne Gudin, dont la dépouille, retrouvée à Smolensk, en Russie, début juillet, vient d’être formellement identifiée. «J’étais convaincu qu’il s’agissait de mon aïeul. Les débris de la tombe datent de l’époque de sa mort, et surtout, comme mon ancêtre, une de ses jambes est amputée.»

Ces résultats ont été obtenus par des analyses ADN menées à bien grâce à l’exhumation des restes de parents dans le caveau familial de Saint-Maurice-sur-Aveyron. «Je suis revenu en France avec dans mes valises un bout de fémur et des dents trouvés sur la dépouille, explique à France Bleu Pierre Malinowski, à l’origine de la découverte, . Je les ai confiés à un professeur de Marseille pour qu’il compare l’ADN avec celle du frère et de la mère du général enterrés dans le Loiret. »

Une demande de rapatriement du corps est en cours

Albéric d’Orléans demande aujourd’hui à ce que son aïeul puisse revenir en France, «avec les honneurs qu’il mérite. On souhaiterait qu’il soit enterré aux Invalides. Une demande de rapatriement a été faite auprès des autorités russes. Pour nous, c’est la fin d’un long processus.»

Charles-Etienne Gudin, Montargois d’origine, fut en effet l’un des grands généraux de Napoléon. Il s’est notamment distingué lors des batailles d’Auerstaedt, en 1806, et de Wagram, en 1809. En 1812, il est finalement mortellement blessé par un boulet de canon lors de la bataille de Valoutina Gora.

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