France : Les deuils impossibles des musulmans de Nevers

La Mosquée du pardon de Nevers respecte la distanciation sociale, empêchant la tenue des rituels mortuaires classiques © Pierre DESTRADE

Comme pour les autres religions, les règles sanitaires empêchent la tenue des cérémonies mortuaires pour les musulmans. Auxquelles s’ajoute le douloureux problème des rapatriements des corps dans les pays d’origine des personnes décédées.

Chez les musulmans, la mort s’accompagne de rituels précis, sans qui le deuil est perturbé, voire empêché. Désespérément douloureux.
Fortement touchée par le Covid-19, la communauté musulmane nivernaise est confrontée à des difficultés terribles pour saluer ses morts…

Ainsi, si une personne de confession musulmane décède du Covid-19, les laveurs qui viennent nettoyer et préparer le corps ne peuvent intervenir. Comme ils le font habituellement, en accord avec les services de l’hôpital de Nevers, par exemple.
Une personne morte du Covid-19 est considérée, par les médecins (et selon une directive nationale), comme étant potentiellement contaminante pendant vingt-et-un jours après son décès.

Impossible donc pour les familles d’approcher leur mort. Impossible également d’amener le corps à la mosquée pour une cérémonie. Un déchirement pour les musulmans.

« Pour les musulmans, il y a deux choses importantes : que l’enterrement se fasse le plus rapidement possible après le décès et qu’un maximum de personnes assistent à la cérémonie à la mosquée », précise le président de l’association des musulmans de Nevers, Abdellah Ech-Chykry. Deux rituels brisés par le Covid-19.
« Des difficultés partagées par les autres confessions », souffle-t-il.
Sauf que dans le cas des musulmans, vient s’ajouter un autre problème : le rapatriement des corps dans les pays d’origine des décédés.

Suite et source de l’article : Le journal du centre

Maroc : La frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc s’ouvre exceptionnellement pour rapatrier un Marocain


Le rapatriement du corps d’un Marocain décédé sur les côtes algériennes a fait ouvrir, de manière exceptionnelle, la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc, ce mercredi 14 avril. La dépouille a été transportée à Oujda, villa natale du défunt, indique le site d’information Al3omk.

Une ambulance marocaine a récupéré le corps du défunt au poste frontalier Zouj Bghal situé entre le Maroc et l’Algérie. Le Marocain est décédé après avoir tenté de migrer irrégulièrement vers l’Europe, via les côtes algériennes. Le bateau pneumatique sur lequel il se trouvait a explosé en cours de chemin.

Cette poste frontalier était fermé depuis 1994. Toutefois, des exceptions faisaient ouvrir la brèche. Par exemple, en février dernier, les autorités algériennes avaient donné leur feu vert à leur consulat à Oujda, au Maroc, pour le rapatriement de la dépouille d’un jeune algérien décédé en janvier, via le poste frontière.

Source : www.we love buzz.com PAR ZAÏNAB ABOULFARAJ LE 15 AVRIL 2021 À 16:43

Maroc-Algérie : Les frontières terrestres pourront rouvrir pour rapatrier la dépouille d’un algérien

Source : https://www.yabiladi.com/articles/details/106055/maroc-algerie-frontieres-terrestres-pourront-rouvrir.html

Les autorités algériennes ont annoncé, cette semaine, avoir donné leur feu vert à leur consulat à Oujda, au Maroc, pour le rapatriement de la dépouille d’un jeune algérien décédé en janvier. Selon le journal Echorouk, le corps du jeune homme de 23 ans, pourra ainsi être transité via le poste frontière Zouj Beghal entre le Maroc et l’Algérie, fermé depuis août 1994.

Une source de la famille d’Emad Bourqba a déclaré au journal que le consulat l’a informé de la décision, annonçant que le corps du ressortissant algérien pourrait être rapatrié à tout moment, dès que l’Algérie recevra l’approbation du gouvernement marocain.

Emad Bourqba était le jeune algérien du village frontalier d’Al-Abed, dans la municipalité de Bouaihi à l’extrême ouest de Tlemcen, retrouvé mort début janvier, près de la ville marocaine d’Oujda «dans des circonstances mystérieuses». Son décès fait toujours l’objet d’une enquête, qui aurait empêché jusque-là le rapatriement de sa dépouille demandée par sa famille.

Echorouk rappelle que le poste frontière Zouj Beghal est resté fermé depuis 1994, à l’exception de certains cas, comme celui d’autoriser le passage du convoi humanitaire britannique en direction de Gaza, en février 2009.