France : 209 ANS APRÈS SA MORT, LE GÉNÉRAL GUDIN, PROCHE DE NAPOLÉON, VA ÊTRE ENTERRÉ AUX INVALIDES

BFMTV Nina JackowskiLe 02/12/2021 à 8:46

Des volontaires en costumes de soldats de l’époque napoléonienne devant le cercueil contenant les restes du général Charles Étienne Gudin de la Sablonnière lors d’une céremonie à l’aéroport du Bourget le 13 juillet 2021 – Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

La dépouille du général Gudin va être transférée ce jeudi matin aux Invalides. Il a fallu attendre l’été 2019 pour retrouver son corps en Russie, puis deux ans pour que le pays consente à son rapatriement en France.

Une date symbolique. La dépouille du général Gudin va être transférée ce jeudi matin aux Invalides. Il y a plus de deux siècles, le 2 décembre 1804 marquait le sacre du général Napoléon comme Empereur à Notre-Dame de Paris. Un an plus tard se déroulait la bataille d’Austerlitz.

Charles-Etienne Gudin, mort au combat lors de la campagne de Russie, a tenu tête aux Prussiens lors de la bataille d’Auerstaedt (1806). Il a fallu attendre l’été 2019 pour retrouver son corps à Smolensk, à l’ouest de Moscou, lors de fouilles menées par l’ancien légionnaire Pierre Malinowski.

Deux ans ont été nécessaires pour négocier avec la Russie afin de rapatrier sa dépouille. La sénatrice LR des Français de l’étranger Joëlle Garriaud-Malyam est soulagée que l’hommage puisse être rendu à ce « proche méconnu » du général

Source et suite : BFMTV

France : Joséphine Baker, icône de la liberté, entre au Panthéon

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Publié le : 30/11/2021 – 04:37

Quarante-six ans après sa mort, Joséphine Baker est entrée mardi au Panthéon pour rejoindre les grandes figures françaises grâce à sa riche vie d’artiste de music-hall, de résistante et de militante antiraciste. 

“Je suis de retour à Paris” : l’une des chansons les plus célèbres de Joséphine Baker retentira à 17h30, mardi 30 novembre, pour lancer la cérémonie solennelle consacrée à l’entrée de la diva au Panthéon, monument considéré comme “le temple séculier de la République”.

Femme, noire, artiste de scène et née à l’étranger, Joséphine Baker ne sera que la sixième femme – sur 80 personnages illustres – à rejoindre après Simone Veil en 2018. « Ce sera mémorable » avec « de la joie et de l’excitation », espère Brian Bouillon-Baker, l’un des 12 enfants adoptés par Joséphine Baker, dont 11 sont encore en vie.

Avec eux, plusieurs centaines de personnes sont attendues, dont de nombreux jeunes, autour d’Emmanuel Macron qui prononcera un discours devant les portes du Panthéon.

Le chef de l’Etat rendra hommage à cet “artiste de renommée mondiale, engagé dans la Résistance, militant antiraciste infatigable” qui “a été impliqué dans tous les combats qui rassemblent des citoyens de bonne volonté, en France et dans le monde”. « Elle est l’incarnation de l’esprit français », a proclamé le chef de l’État, en annonçant le 23 août son entrée au Panthéon.

“Ma mère était une idéaliste qui voulait prouver que la fraternité universelle n’était pas une utopie”, a déclaré Brian Bouillon-Baker sur France Inter.

>> Découvrez notre webdocumentaire : Panthéon : Joséphine Baker, une femme libre aux mille visages 

“J’ai deux amours, Paris et mon pays”, sa chanson la plus célèbre, sera jouée par l’Air Force Band à l’arrivée du cercueil au Panthéon.

Cénotaphe

La dépouille de Joséphine Baker ne sera pas dans le cercueil, puisque sa famille a décidé de la laisser reposer au cimetière marin de Monaco, aux côtés de son dernier mari et d’un de ses enfants, non loin de la princesse Grace qui l’avait soutenue dans la dernière années de sa vie. C’est donc un cénotaphe (tombeau ne contenant pas le corps) qui sera installé dans la voûte 13 de la crypte, où se trouve déjà l’écrivain Maurice Genevoix, entré au Panthéon l’an dernier.

Symboliquement, ce cénotaphe était rempli d’anses des quatre terres qui “étaient chères à Joséphine Baker” : sa ville natale de Saint-Louis, Paris où elle connut la gloire, le château des Milandes (Dordogne) où elle installa sa tribu “arc-en -ciel”, et Monaco où elle a mis fin à ses jours.

A cinq mois de la présidentielle, l’Elysée assure qu’il ne faut pas voir de message politique dans cette panthéonisation. “Il y a vraiment un très large consensus” et “pas une voix ne s’est élevée” pour le contester, constate un conseiller. Pourtant, la cérémonie devrait donner à Emmanuel Macron l’occasion de célébrer les valeurs qu’il entend mettre en avant dans la campagne. « Joséphine Baker est l’histoire exemplaire » d’une personnalité qui « fait preuve de volonté et de détermination pour construire sa propre émancipation », résume l’un de ses conseillers.

Avec l’AFP

Joséphine Baker, icône de la liberté, entre au Panthéon

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France : Faute de rapatriements des dépouilles, les cimetières musulmans saturent

Face aux restrictions imposées pour les voyages vers l’étranger, les musulmans de France se retrouvent souvent dans l’obligation d’inhumer leurs proches décédés dans l’Hexagone, faute de pouvoir rapatrier leurs dépouilles vers leurs pays d’origine. Une situation qui fait que la quasi-totalité des carrés réservés pour l’inhumation des musulmans dans les cimetières français se trouvent aujourd’hui saturés, en raison du nombre important de décès liés à cette épidémie. 

À travers toute la France, les pompes funèbres musulmanes, qui prennent en charge les rapatriements de nombreux ressortissants ou personnes d’origine maghrébine, se retrouvent depuis la pandémie face à une situation inextricable. Faute de pouvoir rapatrier les corps vers les pays d’origine de ces défunts, en raison des restrictions imposées aux voyages, les proches des décédés se heurtent aussi au manque de places réservées aux musulmans au niveau des cimetières en France, indique une enquête du Parisien.

Le manque de rapatriement des dépouilles vers le Maghreb a généré une pression sur les cimetières musulmans en France

Dès l’apparition de la pandémie du Covid-19, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont suspendu, les rapatriements des corps de leurs ressortissants morts du Covid-19 à l’étranger. Déjà en temps ordinaire les procédures sont extrêmement strictes. Mais aujourd’hui, avec l’épidémie et l’arrêt des vols internationaux, elles sont quasi impossibles.

De nombreuses familles endeuillées sont plongées dans une double détresse : outre la mort en elle-même de leur proche, elles se retrouvent dans l’incapacité de lui faire l’adieu qu’elles souhaiteraient. L’impossible rapatriement des défunts dans leur pays d’origine se conjugue à l’obligation d’une inhumation rapide dans la religion musulmane.

Près de 10’000 dépouilles d’Algériens rapatriés jusqu’à fin mai 2021

Toutefois, malgré ces restrictions, les autorités algériennes ont pu répondre aux appels lancés par la diaspora algérienne en France en vue de rapatrier les dépouilles de leurs proches vers l’Algérie. En effet, malgré  l’arrêt des vols internationaux, l’Algérie a négocié avec les autorités françaises l’organisation d’avions-cargos pour le rapatriement des cercueils.

Selon l’ancien député de l’émigration, Samir Châabna, l’Algérie a rapatrié jusqu’à la fin du mois d’août dernierprès de 10’000 dépouilles d’Algériens  décédés en France depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19

« Exactement, 9524 dépouilles d’Algériens décédés à l’étranger ont été rapatriées depuis plusieurs pays » a fait savoir l’ex-membre de l’Assemblée nationale. « Le rapatriement de toutes ces dépouilles a eu lieu par le biais de dizaines de vols organisés par Air Algérie et les autorités algériennes », affirmait Samir Chaâbna dans les colonnes d’Ennahar.

Source et suite de l’article : https://observalgerie.com/