(COVID-19) Maroc : Prise en charge des frais d’obsèques des défunts marocains à l’étranger (ministère)

RABAT, 3 avril (Xinhua) — Le ministère délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger a annoncé vendredi sa décision de prendre en charge les frais d’obsèques des défunts marocains démunis et qui ne disposent pas d’une assurance obsèques musulmanes dans les pays d’accueil.

Dans un communiqué, le ministère souligne que cette décision a été prise compte tenu des répercussions des mesures de prévention prises par plusieurs pays pour circonscrire la propagation de la pandémie de COVID-19 et face à l’incapacité de rapatrier les dépouilles des Marocains décédés à l’étranger pour inhumation sur terre marocaine.

Les représentations diplomatiques et les centres consulaires du Maroc à l’étranger veilleront à la mise en œuvre de cette décision, en coordination avec les familles des personnes décédées selon des critères et des formalités spécifiques, a affirmé la même source.

« Cette nouvelle mesure vise l’adaptation du mécanisme de rapatriement de dépouilles, géré par le ministère délégué, aux conditions actuelles, dans le but de fournir tout le soutien aux Marocains résidant à l’étranger (MRE) et à leurs familles au cours de cette conjoncture particulière qui exige que chacun fasse preuve d’esprit de citoyenneté, de responsabilité, de solidarité et de compréhension », ajoute-t-on.

Le ministère a indiqué qu’il s’efforçait d’assurer le transfert des dépouilles vers le territoire national en pleine coordination avec les représentations diplomatiques et les centres consulaires du Royaume à l’étranger, selon un programme ciblant les MRE qui se trouvent dans une situation de précarité et qui n’ont pas d’assurance rapatriement de corps, âgées d’un an et plus.

Source : French.xinhuanet.com|Publié le 2020-04-04 à 03:46

Algérie : L’État Algérien prendra en charge dès janvier 2017 le rapatriement des dépouilles de ses ressortissants

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Longtemps attendue par notre communauté établie à l’étranger, la prise en charge des frais de transfert de dépouilles de ressortissants algériens établis à l’étranger deviendra réalité dès janvier 2017. En effet, suite à la récente décision du gouvernement, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a instruit Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de prendre en charge le rapatriement des dépouilles des ressortissants algériens et ce, à travers la création d’un Fonds dédié aux rapatriements, il s’agit de la « Caisse de solidarité de la communauté algérienne établie à l’étranger ». Ce Fonds est placé sous la tutelle du département de M. Lamamra. Toutefois, les « bénéficiaires » de ce fonds devraient être impérativement inscrits aux consulats d’Algérie de leur lieu de résidence. Source : www.euroalgerie.org 19/09/2016

Le croque-mort de la jungle de Calais

Au cours des dernières semaines, le démantèlement de la Jungle de Calais a été surmédiatisée. Ce qui l’est moins en revanche, ce sont les tombes des personnes décédées loin de leur terre natale, auxquelles va bientôt être confrontée l’Europe. Nous avons rencontré Brahim Fares, le directeur funéraire de Bab El Jenna, la seule entreprise de pompes funèbres à proximité de la Jungle.

Les locaux de Bab El Jenna sont une extension de la maison de Brahim Fares. Nichés dans une petite impasse de Grande-Synthe (commune du Nord de la France accueillant également un camp de réfugiés, ndlr), le contraste entre la modestie des lieux et la masse colossale de travail à fournir est saisissant. Seul directeur funéraire procédant à des enterrements musulmans à moins de 120km de Calais, la tâche de Brahim est de taille. Avec un sourire chaleureux, il nous invite à nous asseoir dans son bureau. Brahim avait déja 15 ans de direction d’une entreprise de sécurité à son actif, lorsqu’il a décidé d’ouvrir Bab El Jenna. Soucieux du manque d’entreprise de pompes funèbres musulmanes, il s’est décidé à agir. « En tant que musulman, il est de mon devoir d’assurer à mes frères et soeurs un enterrement décent, » ajoute-t-il avec assurance. Au début, Brahim prenait en charge tous les coûts : frais administratifs, cercueil, concession, creusement de la fosse, la stèle et bien sûr, le transport. Evidemment, cela a fini par être un trop grand fardeau à porter, surtout lorsqu’il a commencé à travailler pour les réfugiés, deux années plus tard. Suite de l’article sur www.cafebabel.fr