Réunion : Simulation d’un crash d’hélicoptère à Bébour

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Près d’une centaine de personnes ont participé hier à un exercice grandeur nature simulant le crash d’un hélicoptère dans la forêt de Bébour. La coordination de tous les acteurs a été mise à l’épreuve aussi bien durant la phase de localisation de l’accident orchestrée par la gendarmerie nationale que pendant la phase de secours pilotée par les pompiers, en collaboration avec les associations, de plus en plus incontournables, comme la Croix-Rouge, l’Adrasec, l’Asap (un rapatriement de corps en Réunion aura bien lieu)…

PLAINE-DES-PALMISTES

Deux morts et cinq blessés dont un grave. C’est le bilan d’un crash d’hélicoptère signalé hier matin dans l’Est, dans le cadre d’un exercice. Au moment où l’Aviation civile a alerté les autorités sur la disparition de l’aéronef des écrans radars à 8h05, l’endroit exact de l’accident n’a pas encore été localisé. Le Poste de commandement opérationnel a été activé à la sous-préfecture de Saint-Benoît qui a notamment sollicité l’intervention de l’Adrasec (Association départementale des radioamateurs au service de la sécurité civile). Cette dernière a mobilisé cinq équipes composées d’une quinzaine de bénévoles, spécialisés dans les recherches des aéronefs en détresse par radiogoniométrie dans le cadre d’un plan SATER, comme c’était le cas hier. « Des premiers relevés émanant de la balise de détresse ont été détectés par une équipe du côté du col de Bellevue. Puis le signal a été plus fort en direction du col de Bébour », a indiqué Bruno Rémi de l’Adrasec, une association forte de 27 ans d’expérience à la Réunion et de quelque 130 radioamateurs éparpillés dans les quatre coins de l’île.

Les indications données par l’association ont été confirmées par le signalement par un témoin visuel d’une colonne de fumée émanant de la forêt de Bébour. Une fois l’endroit du crash repéré, l’équipe de la gendarmerie qui a piloté la phase de recherche a passé le commandement des secours aux pompiers. Une trentaine d’hommes issus des casernes de l’Est, sous la direction du commandant Thierry Robert chef de colonne Nord-Est du SDIS, ont pénétré dans la forêt de cryptomeria indiquée. Les conditions d’accès difficiles compte tenu de l’humidité, du sol glissant et accidenté. Avec les agents de la Croix-Rouge et de l’Asap (Assistance Secours à Personne agrée sécurité civile), les sapeurs-pompiers ont commencé par repérer les sept occupants de l’hélicoptère. Parmi les trois victimes bloquées dans la carlingue, une est décédée et deux sont blessés. Vu la gravité de son état, l’un d’eux devait être médicalisé sur place. Trois autres passagers de l’hélicoptère ont été éjectés de l’appareil dont l’un a aussi perdu la vie. Les morts étaient représentés par des mannequins tandis que des bénévoles ont joué avec brio le rôle des cinq blessés.

Le scénario a été savamment orchestré par l’Etat-major de zone et de protection civile de l’océan Indien (EMZPCOI) représenté sur le terrain par le capitaine Albert Magne. Par ailleurs, des vrais médecins du SAMU ont aussi fait le déplacement. De même que des gendarmes du PGHM venus en hélicoptère. Mais appelés à intervenir en urgence sur un cas réel, ces derniers ont dû quitter l’exercice. L’hélitreuillage prévu dans le scénario initial n’aura pas lieu. Le transfert des « blessés » dans les VSAV des pompiers a marqué la fin de l’exercice. De l’avis des participants, cet exercice a notamment permis de mettre en exergue les difficultés liées à la télécommunication (la zone n’était pas couverte par le réseau GSM) ; et la nécessité pour tous les acteurs de la sécurité civile de partager les mêmes codes et de mutualiser les moyens. Chacun a signalé aussi l’importance des rôles tenus par les associations dans chaque étape de l’opération.

Pana Reeve 

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