Belgique : Coronavirus : Anderlecht veut rejoindre l’intercommunale d’inhumation

Les pratiques funéraires d’une partie de la population ont été modifiées suite à la crise sanitaire. Ainsi l’impossibilité de rapatrier les corps dans le pays d’origine pousse de nombreuses familles à inhumer leurs proches sur le territoire national.

Afin de compléter l’offre d’inhumation existante dans le cimetière communal, la commune d’Anderlecht annonce qu’elle a décidé de joindre l’intercommunale d’inhumation.

Ainsi, les Anderlechtois pourront être inhumés au cimetière multiconfessionnel « aux mêmes conditions que les citoyens des communes déjà membres de l’intercommunale.», indique le communiqué de la commune. La parcelle multiconfessionnelle du cimetière communal leur reste toutefois accessible s’ils le désirent.

L’échevine de l’Etat civil, Fabienne Miroir, explique : « La possibilité d’inhumer un proche dans le cimetière multiconfessionnel aux mêmes conditions que d’autres citoyens bruxellois, sans devoir organiser un rapatriement du corps, constitue une alternative réconfortante pour de nombreuses familles anderlechtoises ».

La procédure d’adhésion à l’intercommunale d’inhumation, ainsi que l’inscription au budget des crédits nécessaires doivent encore être validés par le conseil communal, précise le communiqué.

Rédaction (Source : bx1.be) le 27 octobre

Italie : Quelle place pour les sépultures musulmanes ?

Tous droits réservés  euronews

La pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur la question des carrés musulmans en Italie, pays durement touché par la crise sanitaire.

Pendant cette période, le rapatriement de corps a été impossible pour les ressortissants étrangers, et les places ont manqué dans les espaces dédiés des cimetières italiens.

A Bruzzano, près de Milan, de nombreux corps sont restés plus longtemps que prévu dans les chambres funéraires, à l’hôpital, voire au domicile des familles. Une situation qui n’est pas dénuée de conséquences sanitaires.

« La pandémie nous a empêchés de rapatrier nos morts », explique Boubakeur Gueddouda, président du Centre islamique de Milan-Sesto San Giovanni_. » En tant que musulmans, nous sommes obligés de procéder immédiatement à l’enterrement et nous avons rencontré de nombreuses difficultés. Mais grâce aux hommes de bonne volonté, notamment au sein des préfectures, nous avons résolu les problèmes. Il est vrai que certains corps sont restés 10 ou 15 jours à la maison »._

Le nombre de musulmans est estimé à un peu plus de 2,5 millions de personnes en Italie.

Source et lien : https://fr.euronews.com/2020/06/09/en-italie-quelle-place-pour-les-sepultures-musulmanes