Covis-19 Kenya: obsèques de Daudi Kibati, pilote de Kenya Airways

Un avion de la flotte de Kenya Airways.  Wikipédia/Adrian Pingstone

Le Kenya enterrait, ce samedi 4 avril, Daudi Kibati, un pilote de Kenya Airways qui a succombé au coronavirus, mercredi dernier. C’est lui qui a piloté le dernier vol New-York –  Nairobi pour rapatrier des Kényans coincés aux États-Unis et qui voulaient fuir la pandémie.

Daudi Kibati a été infecté lors du vol du 23 mars, le dernier avant la fermeture de l’espace aérien. Il est la quatrième victime du virus au Kenya, désormais érigé en héros national.

Il est maintenant le nouveau visage de la lutte contre le coronavirus au Kenya. « Daudi Kibati a payé de sa vie pour sauver des Kényans », peut-on lire dans la presse locale.

L’homme de 61 ans est tombé malade, une semaine après son dernier vol et a succombé trois jours plus tard. D’autres membres de l’équipage sont également positifs au Covid-19.

Kenya Airways avait affrété plusieurs vols pour rapatrier des Kényans, mais aussi pour ramener des étrangers dans leur pays d’origine en Europe, aux États-Unis et en Asie, juste avant la fermeture de l’espace aérien, le 25 mars dernier. Les billets étaient alors à des prix exorbitants, comme par exemple 3 000 euros en classe économique pour relier Nairobi à Amsterdam.

Pour la compagnie nationale dont les comptes sont dans le rouge depuis plusieurs années, cette crise pourrait être dramatiques. Les employés sont mis à contribution avec des coupes salariales de 25 à 50% et des congés non payés pour ceux qui ne travaillent pas en cette période. Kenya Airways espère ainsi limiter l’impact de la crise.

Source : rfi.fr http://rfi.my/5h7b

Burkina Faso / Canada : Le fédéral paiera pour le rapatriement des corps

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OTTAWA – Le gouvernement fédéral rapatriera «le plus rapidement possible» aux frais de l’État les dépouilles des victimes québécoises de l’attentat survenu, à Ouagadougou, au Burkina Faso, a annoncé le ministre des Affaires globales, Stéphane Dion. Il a précisé que le premier ministre Justin Trudeau avait eu l’occasion, lundi, de s’entretenir avec plusieurs proches des familles concernant le rapatriement de corps du Burkina Faso, dont ceux qui ont déploré n’avoir reçu que dimanche après-midi un appel du ministère après les attentats survenus vendredi soir. M. Dion a défendu le travail du personnel diplomatique, faisant valoir qu’il avait dû travailler à Ouagadougou dans des conditions «extrêmement difficiles». «Il faut bien comprendre, l’attentat c’est le vendredi soir, la fin des otages samedi matin, s’assurer qu’on a bien fait les identifications le samedi et des téléphones dans les heures qui suivent pour s’assurer qu’on rejoigne tout le monde avant de comprendre qui sont les membres des familles. Bien sûr qu’il faut apprendre à chaque fois», a-t-il expliqué. «Je ne peux pas rentrer dans les détails, mais je sais qu’on a fait le plus vite possible. Il y avait différentes victimes, il fallait identifier les familles et on a pu peut-être imaginer que les membres de la famille se parleraient entre eux et quand on se rend compte que ce n’est pas le cas, là on s’assure que c’est le cas. Voyez c’est le genre de situation», a précisé le ministre, amené à expliquer comment Yves Richard, le conjoint de la victime Maude Carrier, s’était résigné à contacter son député fédéral pour faire avancer le dossier.

Source et suite de l’article : http://fr.canoe.ca/

France : L’université du Havre crée un parfum à l’odeur humaine

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Source : www.etudiant.lefigaro.fr

Un parfum à l’odeur humaine à partir des vêtements d’un être cher ? Katia Apalategui, commerciale de 52 ans, aidée de l’université du Havre, en a eu l’idée après le décès de son père dont elle aimait tant l’odeur.

Encore un témoignage de l’inventivité illimitée de l’Homme. Que la personne soit décédée ou momentanément absente, reproduire l’odeur humaine à partir d’un vêtement est désormais possible. Ce projet est à l’initiative de Katia Apalategui, agent d’assurances dans l’Eure, et du manque certain de l’odeur de son père décédé. Cette nouvelle fragrance originale va être commercialisée par la start-up haute-normande Kalain et dévelopée par l’Université du Havre et son Unité de chimie organique et macromoléculaire (URCOM).

Le concept semble simple: faire des parfums à partir d’odeur humaine laissée sur des vêtements. La réalisation un peu moins: «Concrètement, on prend le vêtement de la personne, on extrait l’odeur [et plus d’une cinquantaine de molécules] et on la reconstitue sous forme d’un parfum, dans de l’alcool», témoigne Géraldine Savary, maître de conférence à l’URCOM, à France Bleu. Au bout de 4 jours, l’élixir est prêt. A chose exceptionnelle, prix exceptionnel: c’est autour de 560 euros que vous devrez payer votre «réconfort olfactif», comme le qualifie Katia Apalategui, auprès de 20 minutes.

L’initiative d’une fille en manque de l’odeur de son père décédé

Après 7 ans de réflexion, l’initiatrice de ce projet, Katia Apalategui, a sollicité l’université du Havre suite au décès de son père. Les photos et objets ne suffisaient pas à son deuil. Elle explique sa soudaine idée à l’AFP: «Je cogitais au volant et j’en ai parlé à ma mère qui m’a dit: «figure-toi, son odeur me manque aussi et je n’ai pas voulu laver sa taie d’oreiller».

Plusieurs demandes d’aide infructueuses ne l’auront pas arrêté. Cette commerciale de 52 ans a finalement réussi à capter l’attention de Seinari, l’agence régional de d’innovation de Haute-Normandie. Agence qui l’a tout de suite mise en relation avec l’Université du Havre. C’est d’ailleurs le fils de Katia Apalategui, encore étudiant à l’ISC Paris Business School, qui devra démarrer l’affaire avec l’aide d’un chimiste.

Le projet doit aboutir à la mi-septembre 2015, principalement pour des entreprises de pompes funèbres. Mais pas que. L’ambition est aussi de pouvoir toucher d’autres secteurs. Ces odeurs humaines pourraient combler l’absence temporaire d’une mère pour son enfant ou encore être offert à la Saint Valentin. «L’odorat est le sens le plus fort en matière de souvenir (…) Nous apportons une charge émotionnelle très forte», confie Katia Apalategui à 20minutes.fr.

La commercialisation du produit ne sera pas uniquement réservée à l’hexagone. Katia Apalategui envisage d’exporter son produit en Espagne, ou elle a étudié pendant un an, ou encore aux États-Unis.