RDC : les restes de Patrice Lumumba rapatriés d’ici le 30 juin ?

Le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi souhaite que les restes de Patrice Lumumba, héros de l’indépendance congolaise, soient rapatriés d’ici la prochaine fête de l’Indépendance le 30 juin 2021.

Le chef de l’État l’a annoncé devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès : « J’annonce qu’en juin 2021, en marge du 61e anniversaire de notre indépendance, la patrie témoignera sa reconnaissance envers le Premier ministre Patrice Lumumba ».

Félix Tshisekedi a évoqué le « rapatriement des reliques » de ce « héros » national, considéré comme une icône panafricaine , « à qui on donnera enfin une sépulture digne de son sacrifice pour la patrie ».

Patrice Lumumba a été assassiné par des séparatistes katangais et des mercenaires belges le 17 janvier 1961 dans le sud-est du pays pendant le chaos qui a suivi la proclamation de l’indépendance de l’ancienne colonie belge.

Le jour de l’indépendance, le 30 juin 1960, Patrice Lumumba, alors premier ministre, avait dénoncé le colonialisme et le racisme, dans une mémorable diatribe en présence du jeune roi des Belges Baudouin. Son corps n’a jamais été retrouvé.

En septembre, la justice belge a répondu favorablement à une demande de la famille de Patrice Lumumba de lui restituer une dent attribuée au leader congolais assassiné. Cette dent avait été saisie dans la famille d’un policier belge ayant contribué à faire disparaître le corps.

Source : TV5Monde

Belgique : Coronavirus : Anderlecht veut rejoindre l’intercommunale d’inhumation

Les pratiques funéraires d’une partie de la population ont été modifiées suite à la crise sanitaire. Ainsi l’impossibilité de rapatrier les corps dans le pays d’origine pousse de nombreuses familles à inhumer leurs proches sur le territoire national.

Afin de compléter l’offre d’inhumation existante dans le cimetière communal, la commune d’Anderlecht annonce qu’elle a décidé de joindre l’intercommunale d’inhumation.

Ainsi, les Anderlechtois pourront être inhumés au cimetière multiconfessionnel « aux mêmes conditions que les citoyens des communes déjà membres de l’intercommunale.», indique le communiqué de la commune. La parcelle multiconfessionnelle du cimetière communal leur reste toutefois accessible s’ils le désirent.

L’échevine de l’Etat civil, Fabienne Miroir, explique : « La possibilité d’inhumer un proche dans le cimetière multiconfessionnel aux mêmes conditions que d’autres citoyens bruxellois, sans devoir organiser un rapatriement du corps, constitue une alternative réconfortante pour de nombreuses familles anderlechtoises ».

La procédure d’adhésion à l’intercommunale d’inhumation, ainsi que l’inscription au budget des crédits nécessaires doivent encore être validés par le conseil communal, précise le communiqué.

Rédaction (Source : bx1.be) le 27 octobre

Belgique : Dilemme pour les familles musulmanes : les corps des défunts ne peuvent plus être rapatriés au Maroc

C’est l’une des conséquences de la suspension des vols vers certaines destinations. Les corps des défunts qui avaient souhaité être enterrés au Maroc, ne peuvent plus être rapatriés. Ce qui place les familles devant un dilemme. Faut-il inhumer leurs proches au cimetière multiconfessionnel de Bruxelles ou tenter à tout prix de respecter les souhaits du défunt ?

Un déchirement que Ludo Beckers, directeur du cimetière multiconfessionnel de Bruxelles, constate depuis quelques jours. Certaines familles souhaiteraient une inhumation temporaire afin de rapatrier le corps un peu plus tard, lorsque les mesures de confinement seront assouplies. D’autres espèrent maintenir le corps à la morgue pour éviter de devoir l’exhumer dans quelques semaines. Mais cela ne sera sans doute pas possible si le nombre de décès liés au coronavirus augmente encore.

« Le cimetière s’efforce depuis plusieurs années de gagner la confiance des familles et nous pensons y être parvenus mais là, nous sommes devant une situation inédite » poursuit Ludo Beckers. Nous pourrions peut-être proposer une inhumation provisoire, peu profonde et dans un cercueil en zinc (indispensable pour le rapatriement). D’autres cimetières multiconfessionnels, comme celui d’Anvers, réfléchissent aussi à trouver des solutions qui respectent toutes les sensibilités.

Une situation exceptionnelle où le bon sens prévaut

De son côté, l’Exécutif des Musulmans de Belgique avait, dès le 16 mars déjà, recommandé aux familles endeuillées de privilégier l’inhumation en Belgique, dans une des parcelles des cimetières réservées aux musulmans. Elles-ci existent dans de nombreuses villes et répondent entièrement aux prescrits religieux. Quant aux engagements pris pour respecter les dernières volontés des défunts, ils sont respectables et bien compréhensibles, nous précise encore l’EMB, mais les circonstances sont exceptionnelles et imposent de faire preuve de bon sens.
Source : www.rtbf.be

Véronique Fievet – Publié le mercredi 25 mars 2020 à 16h37