Maroc : La frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc s’ouvre exceptionnellement pour rapatrier un Marocain


Le rapatriement du corps d’un Marocain décédé sur les côtes algériennes a fait ouvrir, de manière exceptionnelle, la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc, ce mercredi 14 avril. La dépouille a été transportée à Oujda, villa natale du défunt, indique le site d’information Al3omk.

Une ambulance marocaine a récupéré le corps du défunt au poste frontalier Zouj Bghal situé entre le Maroc et l’Algérie. Le Marocain est décédé après avoir tenté de migrer irrégulièrement vers l’Europe, via les côtes algériennes. Le bateau pneumatique sur lequel il se trouvait a explosé en cours de chemin.

Cette poste frontalier était fermé depuis 1994. Toutefois, des exceptions faisaient ouvrir la brèche. Par exemple, en février dernier, les autorités algériennes avaient donné leur feu vert à leur consulat à Oujda, au Maroc, pour le rapatriement de la dépouille d’un jeune algérien décédé en janvier, via le poste frontière.

Source : www.we love buzz.com PAR ZAÏNAB ABOULFARAJ LE 15 AVRIL 2021 À 16:43

TAHITI : AUTOPSIE, UN ALLER SANS RETOUR

Source : https://www.radio1.pf/autopsie-a-tahiti-un-aller-sans-retour/

Lorsque le procureur de la République impose une autopsie après un décès suspect, le corps est amené à Tahiti mais son rapatriement n’est pas pris en charge par la justice, contrairement à ce qui est pratiqué en métropole. La députée Nicole Sanquer a déposé une question écrite au ministre de la Justice.

Le 17 décembre dernier à Rangiroa, un homme de 45 ans s’effondre lors du pot de fin d’année de son entreprise. Les gendarmes doutent des explications données par les témoins, et préviennent le procureur de la République. Celui-ci prend une réquisition pour effectuer une autopsie. Le corps est alors transporté à Tahiti. L’autopsie révèlera que l’homme a été victime d’un AVC.

La famille demande le retour de la dépouille, pour pouvoir procéder à l’inhumation, et apprend que ce retour doit se faire à leur frais. Alors qu’en métropole l’aller et le retour sont payés par la Justice, en Polynésie il n’est pas pris en charge. Cette famille de Rangiroa n’a que deux possibilités  : 900 000 Fcfp pour ramener le corps en avion, ou 450 000 Fcfp pour le transport par bateau.

La députée Nicole Sanquer  a déposé une question écrite adressée à Eric Dupont-Moretti, ministre de la Justice, « sur la détresse dans laquelle se trouvent les familles qui se voient dans l’obligation de payer plusieurs milliers d’euros pour rapatrier le corps d’un membre de leur famille après un examen médico-légal. (…) Cette situation est inhumaine. À la douleur de la perte d’un être cher s’ajoute celle de se voir empêché d’inhumer un membre de sa propre famille auprès des siens. La Polynésie française étant un territoire très étendu, le rapatriement du corps est beaucoup trop cher pour ces familles. « 

Nicole Sanquer demande ainsi quelle réponse peut être apportée par le Gouvernement pour remédier à cette flagrante inégalité de traitement entre résidents Polynésiens et métropolitains.  Il est à noter que la question se pose également pour les vivants : amenés à Tahiti pour comparaître au tribunal, des personnes des îles se retrouvent parfois sans aucun moyen de rentrer chez elles.

Source : https://www.radio1.pf/autopsie-a-tahiti-un-aller-sans-retour/

Italie : Quelle place pour les sépultures musulmanes ?

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La pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur la question des carrés musulmans en Italie, pays durement touché par la crise sanitaire.

Pendant cette période, le rapatriement de corps a été impossible pour les ressortissants étrangers, et les places ont manqué dans les espaces dédiés des cimetières italiens.

A Bruzzano, près de Milan, de nombreux corps sont restés plus longtemps que prévu dans les chambres funéraires, à l’hôpital, voire au domicile des familles. Une situation qui n’est pas dénuée de conséquences sanitaires.

« La pandémie nous a empêchés de rapatrier nos morts », explique Boubakeur Gueddouda, président du Centre islamique de Milan-Sesto San Giovanni_. » En tant que musulmans, nous sommes obligés de procéder immédiatement à l’enterrement et nous avons rencontré de nombreuses difficultés. Mais grâce aux hommes de bonne volonté, notamment au sein des préfectures, nous avons résolu les problèmes. Il est vrai que certains corps sont restés 10 ou 15 jours à la maison »._

Le nombre de musulmans est estimé à un peu plus de 2,5 millions de personnes en Italie.

Source et lien : https://fr.euronews.com/2020/06/09/en-italie-quelle-place-pour-les-sepultures-musulmanes