Italie : Quelle place pour les sépultures musulmanes ?

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La pandémie de Covid-19 a jeté une lumière crue sur la question des carrés musulmans en Italie, pays durement touché par la crise sanitaire.

Pendant cette période, le rapatriement de corps a été impossible pour les ressortissants étrangers, et les places ont manqué dans les espaces dédiés des cimetières italiens.

A Bruzzano, près de Milan, de nombreux corps sont restés plus longtemps que prévu dans les chambres funéraires, à l’hôpital, voire au domicile des familles. Une situation qui n’est pas dénuée de conséquences sanitaires.

« La pandémie nous a empêchés de rapatrier nos morts », explique Boubakeur Gueddouda, président du Centre islamique de Milan-Sesto San Giovanni_. » En tant que musulmans, nous sommes obligés de procéder immédiatement à l’enterrement et nous avons rencontré de nombreuses difficultés. Mais grâce aux hommes de bonne volonté, notamment au sein des préfectures, nous avons résolu les problèmes. Il est vrai que certains corps sont restés 10 ou 15 jours à la maison »._

Le nombre de musulmans est estimé à un peu plus de 2,5 millions de personnes en Italie.

Source et lien : https://fr.euronews.com/2020/06/09/en-italie-quelle-place-pour-les-sepultures-musulmanes

Covid-19 France : Folliot fait rouvrir les cimetières aux marbriers

Les cimetières sont de nouveau ouverts aux marbriers funéraires pendant la crise sanitaire.

Alerté par un certain nombre de professionnels du secteur de la marbrerie funéraire sur leurs difficultés à exercer en cette période de crise sanitaire et économique en raison de restrictions d’accès aux cimetières, Philippe Folliot, le député tarnais, a obtenu le maintien de l’ouverture des cimetières pour les professionnels.closevolume_off

Les marbriers funéraires du Tarn, qui se fournissent pour beaucoup dans le Sidobre où la filière de la pierre naturelle est particulièrement dynamique et pourvoyeuse d’emplois, doivent avoir accès aux cimetières avant et après les obsèques afin de réaliser un certain nombre de travaux. Or, il s’avère que de nombreuses communes avaient, par mesure de sécurité, décidé de procéder à la fermeture de leurs cimetières.

Le député de la 1e circonscription du Tarn a demandé au ministre de l’Intérieur d’encourager les maires de France à les maintenir à ouvert. Par ailleurs, lors d’un entretien avec la préfète du département, Catherine Ferrier, Philippe Folliot a aussi évoqué le sujet. Dans le point quotidien envoyé aux maires, celle-ci leur a demandé de maintenir l’accès aux cimetières effectif pour les professionnels.

« La crise sanitaire que nous vivons est d’une gravité sans précédent récent, et l’ensemble de la filière funéraire est sur le pont et, malheureusement, amenée à connaître un pic d’activité », indique le parlementaire Cette crise entraîne un fort ralentissement de notre économie et de l’activité en général. Pour ne pas aggraver ce phénomène, il est important que les professionnels pouvant maintenir leur activité le fassent. C’est désormais le cas des marbriers funéraires. »

Source : https://www.ladepeche.fr/2020/04/02/folliot-fait-rouvrir-les-cimetieres-aux-marbriers,8829357.php
Publié le 02/04/2020 à 05:06 , mis à jour à 10:32

Outre-Mer : Que va changer l’amendement sur l’aide au rapatriement des ultramarins décédés dans l’Hexagone ?

Mercredi 6 novembre, l’Assemblée nationale a voté le budget des Outre-mer. A cette occasion l’amendement sur l’aide au rapatriement des ultramarins décédés en-dehors de leur territoire a été adopté. Le point sur ce dispositif mis en place en 2018.

C’est une sorte de « Hunger Games » des amendements qui s’est jouée mercredi 6 novembre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Ils étaient des centaines au début, inlassablement défendus par les députés ultramarins et successivement refusés par Annick Girardin, la ministre des Outre-mer. A la fin, il n’en restait plus que deux.

Porté par le député de Guadeloupe Olivier Serva (LREM), l’amendement sur l’aide au transport des corps des ultramarins décédés en-dehors de leur territoire a été adopté par les députés. Son budget, « de deux cents mille euros à la base », s’est vu allouer une enveloppe d’un million d’euros supplémentaire, précise l’élu. 

L’amendement est une demande forte de la diaspora ultramarine présente dans l’Hexagone. 
— Olivier Serva, député LREM de Guadeloupe

Quelle est la situation actuelle en matière de rapatriement des corps? 

Dans le cas où une personne originaire des Outre-mer décède dans l’Hexagone, le rapatriement de son corps peut s’avérer coûteux. C’est pour pallier cette situation fâcheuse pour les familles endeuillés, que la loi égalité réelle Outre-mer de 2017 a mis en place le dispositif Transport de corps.

Cette aide permet de financer, dans une limite de 1 000 euros, une partie du billet de l’avion qui rapatrie le corps d’un défunt de l’hexagone vers le territoire ultramarin dont il est originaire. 

Pour en bénéficier, le revenu de la personne qui engage les dépenses funéraires ne doit pas dépasser 6 000 euros par an. 

Quelles sont les limites du dispositif ? 

Pour le député Olivier Serva, en réalité, très peu de personnes remplissent les conditions d’accès à cette aide. « Jusqu’à maintenant, l’aide ne concernait que les personnes touchant moins de 6 000 euros par an, soit 500 euros par mois. Très peu de familles peuvent donc en bénéficier », explique l’élu.

Autre limite du dispositif pointée par le député : elle est accessible uniquement si le défunt résidait en Outre-mer.

Source et suite de l’article : www.la1ere.francetvinfo.fr

Inès de Rousiers • Publié le 7 novembre 2019 à 14h47, mis à jour le 7 novembre 2019 à 15h12