France : Joséphine Baker, icône de la liberté, entre au Panthéon

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Publié le : 30/11/2021 – 04:37

Quarante-six ans après sa mort, Joséphine Baker est entrée mardi au Panthéon pour rejoindre les grandes figures françaises grâce à sa riche vie d’artiste de music-hall, de résistante et de militante antiraciste. 

“Je suis de retour à Paris” : l’une des chansons les plus célèbres de Joséphine Baker retentira à 17h30, mardi 30 novembre, pour lancer la cérémonie solennelle consacrée à l’entrée de la diva au Panthéon, monument considéré comme “le temple séculier de la République”.

Femme, noire, artiste de scène et née à l’étranger, Joséphine Baker ne sera que la sixième femme – sur 80 personnages illustres – à rejoindre après Simone Veil en 2018. « Ce sera mémorable » avec « de la joie et de l’excitation », espère Brian Bouillon-Baker, l’un des 12 enfants adoptés par Joséphine Baker, dont 11 sont encore en vie.

Avec eux, plusieurs centaines de personnes sont attendues, dont de nombreux jeunes, autour d’Emmanuel Macron qui prononcera un discours devant les portes du Panthéon.

Le chef de l’Etat rendra hommage à cet “artiste de renommée mondiale, engagé dans la Résistance, militant antiraciste infatigable” qui “a été impliqué dans tous les combats qui rassemblent des citoyens de bonne volonté, en France et dans le monde”. « Elle est l’incarnation de l’esprit français », a proclamé le chef de l’État, en annonçant le 23 août son entrée au Panthéon.

“Ma mère était une idéaliste qui voulait prouver que la fraternité universelle n’était pas une utopie”, a déclaré Brian Bouillon-Baker sur France Inter.

>> Découvrez notre webdocumentaire : Panthéon : Joséphine Baker, une femme libre aux mille visages 

“J’ai deux amours, Paris et mon pays”, sa chanson la plus célèbre, sera jouée par l’Air Force Band à l’arrivée du cercueil au Panthéon.

Cénotaphe

La dépouille de Joséphine Baker ne sera pas dans le cercueil, puisque sa famille a décidé de la laisser reposer au cimetière marin de Monaco, aux côtés de son dernier mari et d’un de ses enfants, non loin de la princesse Grace qui l’avait soutenue dans la dernière années de sa vie. C’est donc un cénotaphe (tombeau ne contenant pas le corps) qui sera installé dans la voûte 13 de la crypte, où se trouve déjà l’écrivain Maurice Genevoix, entré au Panthéon l’an dernier.

Symboliquement, ce cénotaphe était rempli d’anses des quatre terres qui “étaient chères à Joséphine Baker” : sa ville natale de Saint-Louis, Paris où elle connut la gloire, le château des Milandes (Dordogne) où elle installa sa tribu “arc-en -ciel”, et Monaco où elle a mis fin à ses jours.

A cinq mois de la présidentielle, l’Elysée assure qu’il ne faut pas voir de message politique dans cette panthéonisation. “Il y a vraiment un très large consensus” et “pas une voix ne s’est élevée” pour le contester, constate un conseiller. Pourtant, la cérémonie devrait donner à Emmanuel Macron l’occasion de célébrer les valeurs qu’il entend mettre en avant dans la campagne. « Joséphine Baker est l’histoire exemplaire » d’une personnalité qui « fait preuve de volonté et de détermination pour construire sa propre émancipation », résume l’un de ses conseillers.

Avec l’AFP

Joséphine Baker, icône de la liberté, entre au Panthéon

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France : Plus de 200 ans après sa mort en Russie, la dépouille d’un général napoléonien rapatriée

Le corps du général Gudin, compagnon d’armes de Napoléon, a été retrouvé et identifié en 2019 en Russie, où il a trouvé la mort pendant l’une des campagnes de l’empereur. La dépouille du militaire est rapatriée en France mardi à l’initiative de l’un de ses descendants. Elle reposera ensuite dans le Loiret.

Son nom est gravé sous l’Arc de Triomphe sur les Champs-Elysées. La dépouille d’un général de l’armée de Napoléon 1er va faire son retour mardi en France, près de 210 ans après sa mort. Les restes du général Gudin ont été retrouvés en 2019 à Smolensk, en Russie. Il a fallu plusieurs mois pour identifier son corps, et que son identité soit confirmée par la France. Il arrivera vers 15 heures par avion, accueilli lors d’une brève cérémonie au Bourget par des associations napoléoniennes et Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants.

Le général Charles Etienne Gudin, très apprécié de Napoléon, est mort en 1812, fauché par un boulet de canon pendant la campagne de Russie. Il aurait reçu la visite de l’empereur pendant son agonie. Quand sa tombe a été retrouvée, des analyses ADN ont confirmé qu’il s’agissait bien de lui. 

Source et suite sur : https://www.europe1.fr  10h55, le 13 juillet 2021

France : Il y a 100 ans, le dernier mort de 14-18 était rapatrié aux États-Unis

Source : Par L’Est Républicain – 10 mai 2021 à 05:00 – Temps de lecture : 2 min

Pierre Lenhard a installé un nouveau drapeau sur le monument dédié à Henry Gunther, à l’occasion du centenaire du rapatriement de son corps.

À Chaumont-devant-Damvillers, ce 8 mai 2021 n’était pas seulement la commémoration de l’armistice de la deuxième guerre mondiale, mais aussi le centenaire du rapatriement d’un soldat.

Atteint en pleine tête par une balle allemande, à 10 h 59 le 11 novembre 1918, à une minute du cessez-le-feu, Henry Gunther est le dernier soldat tué de la Première Guerre mondiale. Alors que l’armistice vient d’entrer en vigueur, des soldats allemands ramènent le corps du militaire à ses camarades. Il est alors enterré dans la plaine, à proximité de l’actuel étang.

Exhumé deux fois

Le 24 juin 1919, il est exhumé une première fois, pour être inhumé dans le cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon, où il repose dans la tombe 46-116-1. Sa famille ayant demandé le rapatriement, le 8 mai 1921, son corps est exhumé une nouvelle fois et préparé en vue de son transfert. Par train, il rejoint le port d’Anvers.

Embarqué sur le bateau le Cantigny, il arrive dans le New Jersey le 13 septembre 1921, avant de rejoindre Baltimore, sa ville natale. Le corps est remis à sa veuve, Lena Gunther, le 22 septembre 1921. Henry Gunther repose dans le cimetière Most Holy Redeemer Cemetery, à Baltimore.

Deux ans après l’érection d’un monument sur la côte de Chaumont-devant-Damvillers, en 2008, une plaque rappelant qu’il a été tué à une minute de l’armistice, est installée à côté de sa tombe par une association patriotique américaine.