Maroc : Rapatriement des corps des deux routiers marocains tués au Mali

La cérémonie de fermeture des cercueils des corps des deux routiers marocains a eu lieu jeudi à Bamako. Ils ont été lâchement assassinés dans une attaque barbare perpétrée par des individus non-identifiés contre un convoi commercial marocain près de la commune de Didiéni en direction de la capitale Bamako.

Au vu du contexte exceptionnel lié au Covid-19, cette cérémonie s’est déroulée de manière restreinte et dans une atmosphère lugubre, en présence de l’ambassadeur du Maroc au Mali, M. Hassan Naciri, des membres de l’ambassade, ainsi que de M. Moussa Diarra, président de l’Association d’amitié Maroc-Mali et de l’imam Thierno Hady Thiam, président du Conseil fédéral des adeptes de la Tariqa Tijaniya au Mali qui ont imploré Dieu le Tout-puissant d’accorder le paradis aux défunts.

Les corps des deux routiers marocains ont été rapatriés jeudi soir au Maroc à bord d’un vol vers l’aéroport de Casablanca-Mohammed V, et ils sont arrivés vendredi matin à l’aéroport Agadir-Al Massira.

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France : Faute de rapatriements des dépouilles, les cimetières musulmans saturent

Face aux restrictions imposées pour les voyages vers l’étranger, les musulmans de France se retrouvent souvent dans l’obligation d’inhumer leurs proches décédés dans l’Hexagone, faute de pouvoir rapatrier leurs dépouilles vers leurs pays d’origine. Une situation qui fait que la quasi-totalité des carrés réservés pour l’inhumation des musulmans dans les cimetières français se trouvent aujourd’hui saturés, en raison du nombre important de décès liés à cette épidémie. 

À travers toute la France, les pompes funèbres musulmanes, qui prennent en charge les rapatriements de nombreux ressortissants ou personnes d’origine maghrébine, se retrouvent depuis la pandémie face à une situation inextricable. Faute de pouvoir rapatrier les corps vers les pays d’origine de ces défunts, en raison des restrictions imposées aux voyages, les proches des décédés se heurtent aussi au manque de places réservées aux musulmans au niveau des cimetières en France, indique une enquête du Parisien.

Le manque de rapatriement des dépouilles vers le Maghreb a généré une pression sur les cimetières musulmans en France

Dès l’apparition de la pandémie du Covid-19, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont suspendu, les rapatriements des corps de leurs ressortissants morts du Covid-19 à l’étranger. Déjà en temps ordinaire les procédures sont extrêmement strictes. Mais aujourd’hui, avec l’épidémie et l’arrêt des vols internationaux, elles sont quasi impossibles.

De nombreuses familles endeuillées sont plongées dans une double détresse : outre la mort en elle-même de leur proche, elles se retrouvent dans l’incapacité de lui faire l’adieu qu’elles souhaiteraient. L’impossible rapatriement des défunts dans leur pays d’origine se conjugue à l’obligation d’une inhumation rapide dans la religion musulmane.

Près de 10’000 dépouilles d’Algériens rapatriés jusqu’à fin mai 2021

Toutefois, malgré ces restrictions, les autorités algériennes ont pu répondre aux appels lancés par la diaspora algérienne en France en vue de rapatrier les dépouilles de leurs proches vers l’Algérie. En effet, malgré  l’arrêt des vols internationaux, l’Algérie a négocié avec les autorités françaises l’organisation d’avions-cargos pour le rapatriement des cercueils.

Selon l’ancien député de l’émigration, Samir Châabna, l’Algérie a rapatrié jusqu’à la fin du mois d’août dernierprès de 10’000 dépouilles d’Algériens  décédés en France depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19

« Exactement, 9524 dépouilles d’Algériens décédés à l’étranger ont été rapatriées depuis plusieurs pays » a fait savoir l’ex-membre de l’Assemblée nationale. « Le rapatriement de toutes ces dépouilles a eu lieu par le biais de dizaines de vols organisés par Air Algérie et les autorités algériennes », affirmait Samir Chaâbna dans les colonnes d’Ennahar.

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France : Plus de 200 ans après sa mort en Russie, la dépouille d’un général napoléonien rapatriée

Le corps du général Gudin, compagnon d’armes de Napoléon, a été retrouvé et identifié en 2019 en Russie, où il a trouvé la mort pendant l’une des campagnes de l’empereur. La dépouille du militaire est rapatriée en France mardi à l’initiative de l’un de ses descendants. Elle reposera ensuite dans le Loiret.

Son nom est gravé sous l’Arc de Triomphe sur les Champs-Elysées. La dépouille d’un général de l’armée de Napoléon 1er va faire son retour mardi en France, près de 210 ans après sa mort. Les restes du général Gudin ont été retrouvés en 2019 à Smolensk, en Russie. Il a fallu plusieurs mois pour identifier son corps, et que son identité soit confirmée par la France. Il arrivera vers 15 heures par avion, accueilli lors d’une brève cérémonie au Bourget par des associations napoléoniennes et Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’Etat aux Anciens combattants.

Le général Charles Etienne Gudin, très apprécié de Napoléon, est mort en 1812, fauché par un boulet de canon pendant la campagne de Russie. Il aurait reçu la visite de l’empereur pendant son agonie. Quand sa tombe a été retrouvée, des analyses ADN ont confirmé qu’il s’agissait bien de lui. 

Source et suite sur : https://www.europe1.fr  10h55, le 13 juillet 2021