Corée du Sud : Retour des corps de 68 soldats sud-coréens dans leur pays natal salué au plus haut niveau protocolaire

KBS WORLD : Write: 2021-09-24 10:38:32/ Update: 2021-09-24 11:15:51

Photo : YONHAP News

Les dépouilles de 68 soldats sud-coréens tombés pendant la guerre de Corée (1950-1953) ont regagné, hier soir, leur pays natal avec le président de la République. Moon Jae-in est en effet rentré en Corée du Sud après avoir assisté à l’Assemblée générale de l’Onu à New York et à une cérémonie de rapatriement des reliques de militaires sud-coréens et américains tenue hier à Hawaï. 

Lorsque l’avion présidentiel et un avion citerne transportant leurs cercueils sont entrés dans la zone aérienne sud-coréenne, quatre avions de chasse F-15K les ont escortés. 

A leur arrivé à la base de Séoul, une cérémonie solennelle les a accueillis. Une vingtaine de hauts responsables du gouvernement et de l’armée dont le ministre de la Défense, le ministre des Anciens combattants et les chefs d’état-major des trois armées y ont assisté. Huit membres des familles de deux soldats de première classe identifiés étaient eux aussi présents à cet évènement intitulé pour la circonstance : « La République de Corée ne vous oubliera pas ». 

Les dépouilles des rapatriés reposeront au cimetière national de Séoul.

USA : Après la première guerre mondiale, on a demandé aux familles américaines si elles voulaient que leurs morts soient ramenés à la maison. Quarante mille ont dit oui ;

Réponse d’un proche parent demandant le retour de la dépouille du soldat James Argiroplos, qui a été tué près d’Hébuterne en France pendant la Première Guerre mondiale. (Archives nationales)

By  Michael E. Ruane May 30, 2021 at 6:00 p.m. GMT+7 Source : https://www.washingtonpost.com – Traduction Google

En 1919, lorsque Theodore J. Argiroplos, de Keyser, W. Va., a reçu une carte du gouvernement lui demandant s’il voulait que le corps de son frère soit renvoyé chez lui pour l’enterrement, il a inscrit « oui » sur la ligne appropriée.

Le soldat James Argiroplos, 24 ans, du 317e régiment d’infanterie de la 80e division, avait été tué le 15 août 1918, près d’un endroit appelé Hébuterne en France. Et lui, et des milliers d’autres Américains décédés, pouvaient être enterrés dans un cimetière américain en France, ou ramenés à la maison.

Ainsi, dans un projet massif et peu connu après la Première Guerre mondiale, les États-Unis ont envoyé 74 000 questionnaires demandant aux familles ce qu’elles voulaient, puis ont essayé de réaliser leurs souhaits.

Soixante-trois mille réponses ont été reçues en janvier 1920, selon l’historienne Lisa M. Budreau.

Et entre 1919 et 1922, le gouvernement a identifié, localisé et exhumé environ 44 000 corps et les a renvoyés chez eux pour être enterrés, dont beaucoup dans la région de Washington.

Les cercueils des membres des services américains sont assemblés à Anvers, en Belgique, pour être expédiés à la maison. (Corps des transmissions de l’armée américaine)

Mais dans certains cas, comme celui de James Argiroplos, l’effort a été bloqué par la brutalité de la guerre.

« Ni les États-Unis ni aucune autre nation jusqu’à ce moment-là n’avaient jamais tenté une tâche aussi colossale », a écrit Budreau dans son livre de 2010, « Bodies of War ».

Le 23 mai 1921, le président Warren G. Harding s’est rendu au Pier 3 à Hoboken, N.J., pour rendre hommage aux 5 000 corps qui venaient d’arriver sur le navire funéraire USAT Wheaton.

« Ces morts ne savent … rien du sentiment ou de la tendresse qui ramène leurs corps perdus dans la patrie, pour l’enterrement de proches parents et amis », a-t-il déclaré. « Ces pauvres corps ne sont que les habitations d’argile … des âmes, qui flambaient dans la dévotion patriotique, [et] ont allumé de nouveaux espoirs sur les champs de bataille de la civilisation. »

Environ 100 000 Américains sont morts pendant la Première Guerre mondiale, des combats, de la pandémie de grippe et d’autres causes, selon les historiens.

Source & suite de l’article en anglais : https://www.washingtonpost.com