France : Darmanin « l’État prendra à sa charge l’inhumation des migrants victimes du naufrage en Manche »

Mis en ligne le 30/11/2021 à 17:00

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé ce mardi 30 novembre sur Twitter que l’État prendrait à sa charge l’inhumation des 27 migrants décédés lors du naufrage en Manche de leur embarcation à destination du Royaume-Uni mercredi dernier.

Coopération avec les communes

L’État « travaillera avec les communes qui acceptent d’accueillir les défunts », a ajouté le ministre de l’Intérieur, en précisant qu’il s’agissait d’une demande du président Emmanuel Macron.

Aucun rapatriement de corps 

La France ne prendra pas en charge d’éventuels rapatriements de corps si les familles en font la demande, selon les précisions fournies par l’entourage de Gérald Darmanin, soulignant que les pays d’origine peuvent le faire.

Ce drame, le plus meurtrier survenu en Manche, a relancé les tensions entre la France et le Royaume-Uni au sujet de la lutte contre les traversées du Channel par des immigrés clandestins, qui se sont développées depuis 2018.

Source et suite : lunion.fr

France : Maryam, 24 ans, première victime identifiée du naufrage de migrants dans la Manche

billbrockhouse1 day ago

Publié le : 28/11/2021 – 17:16Modifié : 28/11/2021 – 17:18

Une femme kurde de 24 ans originaire du nord de l’Irak est la première victime identifiée du naufrage qui a fait 27 morts mercredi dans la Manche. Elle essayait de rejoindre son fiancé au Royaume-Uni. Ce dernier, en contact par message avec sa future épouse, a assisté à sa mort presque en direct. 

Maryam Nouri Mohammad Amin rêvait d’une nouvelle vie. Cette jeune étudiante avait quitté le nord de l’Irak pour rejoindre son fiancé vivant au Royaume-Uni. Les deux amants, séparés, s’étaient promis de se revoir. 

Plusieurs médias britanniques ont rencontré des proches de cette jeune kurde qui a confirmé sa mort dans le naufrage meurtrier d’un bateau de migrants le 24 novembre, au large de Calais. 

La femme irakienne est la première victime identifiée parmi les 27 migrants, dont 17 hommes, six femmes, une femme enceinte et trois jeunes, qui ont péri dans cette tragédie. 

Pas de visa pour rejoindre son fiancé

N’ayant pas obtenu de visa pour le Royaume-Uni, malgré plusieurs demandes déposées à l’ambassade britannique, dont une procédure “différée” selon ses proches, elle avait décidé de prendre la route de l’Europe afin de trouver un moyen de la rejoindre. futur mari.

Le signal GPS a cessé de transmettre à mi-chemin

Les deux amoureux ont échangé des messages sur Snapchat pendant une bonne partie du voyage et Maryam a pris soin de partager sa position GPS afin que son compagnon puisse suivre son voyage. Il a failli assister à sa mort en direct. Il a déclaré à la BBC qu’elle lui écrivait des messages alors que le canot commençait à se dégonfler. 

Maryam lui a expliqué que les passagers essayaient de faire sortir l’eau engloutie à l’intérieur du bateau. Elle a tenté de le rassurer en lui disant qu’ils allaient être secourus, que les autorités étaient en route. Puis le signal GPS a cessé de transmettre à mi-chemin entre Calais et la côte anglaise du Kent. 

“Le plus souvent le rapatriement est pris en charge par des associations”

“Sa mère et son père sont totalement dévastés”, a déclaré à Sky News le cousin de Maryam, Krmanj Ezzat Dargali. Sa famille souhaite désormais que sa dépouille soit rapatriée dans les plus brefs délais et “que les autorités européennes et britanniques privilégient le type de regroupement familial auquel la victime aspirait”, rapporte BFM, qui s’est entretenu avec un oncle et un cousin de la victime dans le nord du pays. Irak, où vit sa famille. La mère de Maryam Nouri lors d’une cérémonie de condoléances à la famille de la jeune femme à Erbil, en Irak, le 28 novembre 2021. REUTERS/Azad Lashkari © Reuters

L’aide administrative et financière au rapatriement des corps des migrants décédés en tentant de traverser vers le Royaume-Uni est l’une des revendications des associations locales d’aide aux migrants à Calais, réunies jeudi en hommage aux victimes du naufrage qui a coûté la vie de Maryam. “Le plus souvent le rapatriement est soutenu par des associations grâce à des appels aux dons sur les réseaux sociaux”, explique Nathanaël Caillaux, du Secours catholique, interrogé par France 24. 

Le cas de Maryam est particulier, car sa famille s’est vite rendu compte qu’elle faisait partie des victimes. Pour d’autres, l’identification est un long combat. Les corps des 27 migrants noyés lors de ce naufrage ont été transférés à l’institut médico-légal de Lille, pour être autopsiés et identifiés.

Éviter l’enterrement sous X

Sur le terrain à Calais et ses environs, comme à chaque mort à la frontière avec le Royaume-Uni, un groupe d’associations calaisiennes mène un travail d’enquête pour tenter de donner un visage aux migrants disparus. Ils s’appellent eux-mêmes le « groupe de la mort » depuis 2017, lorsqu’ils se sont réunis pour « redonner une identité » aux exilés et éviter qu’ils ne soient enterrés sous X. 

Toute personne dont l’identité est inconnue est placée dans un coffre-fort temporaire. Puis, si pendant cinq ans aucun membre de la famille ne réclame le corps, les ossements sont déposés dans un ossuaire ou incinérés, explique à l’AFP Jan Kakar, président d’une association afghane à Paris. 

Il affirme avoir été contacté par huit familles afghanes, convaincues qu’un fils, un frère, un cousin se trouvaient sur le canoë qui a coulé. Aux côtés de Samad Akrach, responsable de l’association Tahara qui enterre gratuitement les démunis et les migrants toute l’année, il tente d’accéder aux corps afin de procéder à une identification à partir des photos fournies par les familles. Pour le moment, cet accès lui est refusé, faute d’accord de la chaîne judiciaire. 

Avec l’AFP



Maryam, 24 ans, première victime identifiée du naufrage de migrants dans la Manche

Source link France 24 – Maryam, 24 ans, première victime identifiée du naufrage de migrants dans la Manche

Israël « Civid-19 » : Covid-19 : Rapatriement des dépouilles de sept juifs marocains pour un enterrement en Israël

Photo d’illustration. / DR

Publié le 22/11/2021 à 10h30

Des médias israéliens ont rapporté, dimanche, que les autorités israéliennes ont transféré les dépouilles de neuf citoyens marocains de confession juive, décédés des suites de la Covid-19. Ils avaient été enterrés temporairement dans le cimetière juif de Casablanca, il y a environ un an et demi, précise-t-on.

L’opération a été supervisée par une association juive active en Israël appelée Zaka, et coordonnée par une société s’occupant des inhumations à Casablanca, ajoute-t-on, en précisant que les deux parties ont travaillé à la délivrance des autorisations par les autorités marocaines.

Un membre de l’association Zaka a confié avoir travaillé avec des membres de la communauté juive locale pour exhumer les corps du lieu de sépulture temporaire et les transporter à l’intérieur des cercueils préparés à cet effet. Les cercueils ont ensuite été transportés par avion à l’aéroport Ben Gourion, une dernière étape avant l’enterrement, en Israël.

…Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/121284/covid-19-rapatriement-depouilles-sept-juifs.html