USA : Après la première guerre mondiale, on a demandé aux familles américaines si elles voulaient que leurs morts soient ramenés à la maison. Quarante mille ont dit oui ;

Réponse d’un proche parent demandant le retour de la dépouille du soldat James Argiroplos, qui a été tué près d’Hébuterne en France pendant la Première Guerre mondiale. (Archives nationales)

By  Michael E. Ruane May 30, 2021 at 6:00 p.m. GMT+7 Source : https://www.washingtonpost.com – Traduction Google

En 1919, lorsque Theodore J. Argiroplos, de Keyser, W. Va., a reçu une carte du gouvernement lui demandant s’il voulait que le corps de son frère soit renvoyé chez lui pour l’enterrement, il a inscrit « oui » sur la ligne appropriée.

Le soldat James Argiroplos, 24 ans, du 317e régiment d’infanterie de la 80e division, avait été tué le 15 août 1918, près d’un endroit appelé Hébuterne en France. Et lui, et des milliers d’autres Américains décédés, pouvaient être enterrés dans un cimetière américain en France, ou ramenés à la maison.

Ainsi, dans un projet massif et peu connu après la Première Guerre mondiale, les États-Unis ont envoyé 74 000 questionnaires demandant aux familles ce qu’elles voulaient, puis ont essayé de réaliser leurs souhaits.

Soixante-trois mille réponses ont été reçues en janvier 1920, selon l’historienne Lisa M. Budreau.

Et entre 1919 et 1922, le gouvernement a identifié, localisé et exhumé environ 44 000 corps et les a renvoyés chez eux pour être enterrés, dont beaucoup dans la région de Washington.

Les cercueils des membres des services américains sont assemblés à Anvers, en Belgique, pour être expédiés à la maison. (Corps des transmissions de l’armée américaine)

Mais dans certains cas, comme celui de James Argiroplos, l’effort a été bloqué par la brutalité de la guerre.

« Ni les États-Unis ni aucune autre nation jusqu’à ce moment-là n’avaient jamais tenté une tâche aussi colossale », a écrit Budreau dans son livre de 2010, « Bodies of War ».

Le 23 mai 1921, le président Warren G. Harding s’est rendu au Pier 3 à Hoboken, N.J., pour rendre hommage aux 5 000 corps qui venaient d’arriver sur le navire funéraire USAT Wheaton.

« Ces morts ne savent … rien du sentiment ou de la tendresse qui ramène leurs corps perdus dans la patrie, pour l’enterrement de proches parents et amis », a-t-il déclaré. « Ces pauvres corps ne sont que les habitations d’argile … des âmes, qui flambaient dans la dévotion patriotique, [et] ont allumé de nouveaux espoirs sur les champs de bataille de la civilisation. »

Environ 100 000 Américains sont morts pendant la Première Guerre mondiale, des combats, de la pandémie de grippe et d’autres causes, selon les historiens.

Source & suite de l’article en anglais : https://www.washingtonpost.com

France : Il y a 100 ans, le dernier mort de 14-18 était rapatrié aux États-Unis

Source : Par L’Est Républicain – 10 mai 2021 à 05:00 – Temps de lecture : 2 min

Pierre Lenhard a installé un nouveau drapeau sur le monument dédié à Henry Gunther, à l’occasion du centenaire du rapatriement de son corps.

À Chaumont-devant-Damvillers, ce 8 mai 2021 n’était pas seulement la commémoration de l’armistice de la deuxième guerre mondiale, mais aussi le centenaire du rapatriement d’un soldat.

Atteint en pleine tête par une balle allemande, à 10 h 59 le 11 novembre 1918, à une minute du cessez-le-feu, Henry Gunther est le dernier soldat tué de la Première Guerre mondiale. Alors que l’armistice vient d’entrer en vigueur, des soldats allemands ramènent le corps du militaire à ses camarades. Il est alors enterré dans la plaine, à proximité de l’actuel étang.

Exhumé deux fois

Le 24 juin 1919, il est exhumé une première fois, pour être inhumé dans le cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon, où il repose dans la tombe 46-116-1. Sa famille ayant demandé le rapatriement, le 8 mai 1921, son corps est exhumé une nouvelle fois et préparé en vue de son transfert. Par train, il rejoint le port d’Anvers.

Embarqué sur le bateau le Cantigny, il arrive dans le New Jersey le 13 septembre 1921, avant de rejoindre Baltimore, sa ville natale. Le corps est remis à sa veuve, Lena Gunther, le 22 septembre 1921. Henry Gunther repose dans le cimetière Most Holy Redeemer Cemetery, à Baltimore.

Deux ans après l’érection d’un monument sur la côte de Chaumont-devant-Damvillers, en 2008, une plaque rappelant qu’il a été tué à une minute de l’armistice, est installée à côté de sa tombe par une association patriotique américaine.

Covid-19 : Rapatrier des États-Unis les morts du Covid, un crève-cœur pour les Mexicains

source : la-croix.com

Diego Calmard (à Mexico), le 08/01/2021 à 18:48 Modifié le 08/01/2021 à 19:11

Depuis le début de la pandémie, près de 3 300 Mexicains ayant émigré aux États-Unis sont morts du Covid-19. Pour les familles au Mexique, le deuil est difficile et le rapatriement des cendres, une véritable lutte administrative.

Deux rangées de militaires sont au garde-à-vous devant une quinzaine de boîtes en bois alignées sur une table recouverte d’un tissu noir et de couronnes de roses blanches. Cette cérémonie funéraire, improvisée le lendemain du jour de l’An sur le tarmac de l’aéroport de Mérida, dans le sud du pays, en rappelle d’autres organisées en grande pompe pour ces « héros » : au Mexique, ceux qui ont traversé la frontière sont respectés pour les risques courus pour réaliser leur rêve américain.

En tout, 3 300 Mexicains sont morts du coronavirus aux États-Unis. Selon Marcelo Ebrard, ministre des affaires étrangères, « certains sont décédés lors du premier trimestre de 2020 ». Il a salué le travail des consulats « où personne n’a été regardant sur ses horaires ni ses jours de travail ». Mais cette opération se fait au compte-gouttes. Sur 3 300 décès, « 394 urnes funéraires ont été rapatriées », avance-t-on au ministère des affaires 

Suite et source : la-croix.com