Sénégal : « An 1 du Covid » Retour sur une épidémie qui a tué 880 Sénégalais

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L’épidémie de Covid-19 a pesé sur les soins et le moral des Sénégalais et bouleversé leur quotidien en 2020. Une année ponctuée de semi-confinements et de couvre-feux. Et le début 2021 reste anxiogène malgré les espoirs de sortie de crise suscités par la vaccination. Retour en dates sur une épidémie qui a mis l’économie à terre et emporté 880 Sénégalais

2 mars 2020- 2 mars 2021 : il y a un an, jour pour jour, le Sénégal avait signalé son premier cas de Covid-19, devenant ainsi le quatrième pays africain à confirmer le virus. Le patient est un ressortissant français et un résident du Sénégal qui est rentré à Dakar le 26 février. Le patient avait séjourné dans la ville de Nîmes, dans le Sud de la France, ainsi que dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un cas qui en causera d’autres. A ce jour, le Sénégal enregistre 880 décès, 34 mille 732 cas déclarés positifs, dont 29 mille 161 guéris. La première personne décédée, le 31 mars 2020, est Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille. Il était placé en réanimation à l’hôpital Fann de Dakar.

L’état d’urgence décrété le 23 mars 2020

Le lundi 23 mars 2020, le Président  Macky Sall a décrété « l’état d’urgence » sur l’ensemble du territoire national assorti d’un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.  Auparavant, le trafic aérien depuis et vers le Sénégal a été suspendu le 20 mars. Les frontières terrestres sont également fermées. A la même, il est décidé de la fermeture des mosquées et lieux de cultes dans la région de Dakar. Toutes les manifestations publiques sur l’ensemble du territoire national sont interdites le 14 mars Les cours dans les écoles et les universités ont été suspendus à partir de lundi 16 mars pour trois semaines avant d’être prolongés, Le 20 avril, il a été décidé du port obligatoire d’un masque dans les services de l’administration publique qu’elle qu’en soit le mode de gestion, les services du secteur privé, les lieux de commerce et les moyens de transport. Les déplacements entre les régions du pays sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Le président de la République, lors d’un discours à la nation le 11 mai 2020, a annoncé un assouplissement de l’état d’urgence. La durée du couvre-feu a été ramenée de  21 heures à 5 heures, au lieu de 20 heures à 6 heures. Le rapatriement des corps des Sénégalais décédés à l’étranger est accepté.

Levée de l’état d’urgence et du couvre-feu le 30 juin à 23 heures

Le 15 juillet, il a été décidé de la réouverture des vols internationaux et du transport interurbain. Réaménagement de la durée du couvre-feu, désormais fixée entre 23 heures et 5 heures.

Source et suite de l’article : www.rewrite.com

Sénégal : Le rapatriement des décédés du Covid-19 autorisé

C’est un revirement à 360 degrés. Le président de la République vient d’autoriser le rapatriement des décédés du Covid-19. Le fort taux de contagion autrefois mis sur la table pour expliquer le bien-fondé de la décision très décriée semble s’évaporer du jour au lendemain. Une «décision politique» qui sera fortement appréciée par la diaspora

Les corps des Sénégalais décédés du coronavirus pourront être enterrés chez eux. Cette décision prise hier par Macky Sall va soulager la diaspora, mobilisée pour réaliser les dernières volontés de leurs parents. «Chaque deuil nous affecte profondément, sur
tout lorsqu’à cette souffrance s’ajoute la douleur de la distance, quand le décès survient à l’étranger. Ainsi, tenant compte de la forte demande de rapatriement de corps de nos compatriotes décédés du Covid-19 à l’étranger, et sur la base d’avis motivés que nous avons recueillis en ce qui concerne les conditions sanitaires, il sera désormais possible de procéder à ces rapatriements», déclare Macky Sall ce 11 mai 2020.

Une décision fortement appréciée par la diaspora sénégalaise et qui pousse à s’interroger sur les motivations du Président. En effet, le 7 mai 2020, la Cour suprême avait fini de débouter le Collectif pour le rapatriement des dépouilles qui l’avait saisie d’une requête en liberté-référée. Depuis l’annonce de la décision, il a remué ciel et terre pour faire reculer Macky Sall. Le président de la République avait expliqué le bienfondé de sa décision sur le fait que les dépouilles présentent un fort taux de contagion. Qu’est-ce qui a pu changer entre-temps pour faire reculer le chef de l’Etat ? Si le taux de contagion était si élevé que cela, pourquoi accepter le rapatriement aujourd’hui alors que des universitaires ont remis en cause cette thèse ? A défaut d’avoir une réponse de l’actuel locataire du Palais, Seydou Guèye, un de ses lieutenants, s’est donné la mission d’édifier les Sénégalais sur ce rétropédalage. «C’est une décision politique», a-t-il dit sur la Tfm. Pour M. Guèye, il n’y avait pas une bataille politique, mais le Président a tout simplement entendu l’appel de son Peuple. Et le plus important : «Il a échangé avec des spécialistes qui ont étudié le problème de fond en comble avant de prendre sa décision.»

Tout compte fait, les Sénégalais décédés du Covid-19 vont être enterrés au pays. Qui va désormais apprendre à vivre avec la maladie dans la plus grande approximation.

Source et lien : https://www.lequotidien.sn/le-rapatriement-des-decedes-du-covid-19-autorise/

France : Levée du corps du sculpteur Ndary Lô : Les adieux du monde culturel au « maître du fer »

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Une semaine après son décès à Lyon, en France, la levée du corps du sculpteur sénégalais Ndary Lô, hier, à l’Hôpital Principal de Dakar, en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mbagnick Ndiaye, a été un moment d’une forte émotion. Parents, amis proches, collègues et autorités étatiques ont tenu à rendre un dernier hommage à cet artiste multidimensionnel. Dans l’enceinte de la morgue de l’Hôpital Principal de Dakar, le temps semble s’arrêter pour laisser place à un profond silence. Tristesse et émotion s’affichent  sur les visages des amis, collaborateurs, proches et famille éplorée. Ils sont venus presque tous très tôt, ce matin, pour un ultime adieu à l’immense sculpteur sénégalais Ndary Lô, décédé le 8 juin dernier à Lyon, en France. A l’image des « Grands » de ce monde, l’artiste avait fini d’inscrire son œuvre  dans l’éternité de la création artistique et de rejoindre le cercle restreint des immortels.   Ndary, comme le soulignent les témoignages de ses pairs, avec ses silhouettes métalliques mouvant et son art tout à fait singulier, avait réussi à conquérir l’humanité grâce à sa sensibilité artistique. Ses thématiques, interrogeant les problématiques africaines de l’heure, faisaient de lui un artiste foncièrement engagé pour la cause de son peuple. « Ce Maître du fer », rappelle, le président de la section sénégalaise de l’Association internationale des critiques d’art (Aica), était très engagé et savait parler à son peuple. Babacar Mbaye Diop, qui avait un projet d’écrire un livre sur l’œuvre de Ndary Lô, considère que son  ami « était l’un des artistes les plus talentueux de sa génération ».

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