Paraguay : Le Paraguay avance dans le rapatriement du procureur Pecci, assassiné en Colombie

Le Paraguay avance dans le rapatriement du procureur Pecci, assassiné en Colombie

L’ambassadeur du Paraguay à Bogotá, Sophia López Garelli, a indiqué que les représentants consulaires ont déjà entamé le processus de rapatriement du procureur paraguayen Marcelo Pecci, assassiné mardi en Colombie.

Elle a toutefois prévenu que le processus pourrait prendre beaucoup de temps, car l’enquête sur l’incident relève de la responsabilité du système judiciaire colombien et qu’une autopsie et d’autres investigations doivent encore être réalisées, selon le journal paraguayen « ABC Color ».

« Toutes les autorités font tout leur possible pour que cela se passe rapidement ; nous espérons que demain il pourra partir, mais nous ne faisons aucune promesse », a déclaré M. López, qui a également précisé que le corps de Pecci sera transporté dans un avion commercial.

Source et suite : beninactu.com Par Martin Neuville –   mai 11, 2022

TAHITI : AUTOPSIE, UN ALLER SANS RETOUR

Source : https://www.radio1.pf/autopsie-a-tahiti-un-aller-sans-retour/

Lorsque le procureur de la République impose une autopsie après un décès suspect, le corps est amené à Tahiti mais son rapatriement n’est pas pris en charge par la justice, contrairement à ce qui est pratiqué en métropole. La députée Nicole Sanquer a déposé une question écrite au ministre de la Justice.

Le 17 décembre dernier à Rangiroa, un homme de 45 ans s’effondre lors du pot de fin d’année de son entreprise. Les gendarmes doutent des explications données par les témoins, et préviennent le procureur de la République. Celui-ci prend une réquisition pour effectuer une autopsie. Le corps est alors transporté à Tahiti. L’autopsie révèlera que l’homme a été victime d’un AVC.

La famille demande le retour de la dépouille, pour pouvoir procéder à l’inhumation, et apprend que ce retour doit se faire à leur frais. Alors qu’en métropole l’aller et le retour sont payés par la Justice, en Polynésie il n’est pas pris en charge. Cette famille de Rangiroa n’a que deux possibilités  : 900 000 Fcfp pour ramener le corps en avion, ou 450 000 Fcfp pour le transport par bateau.

La députée Nicole Sanquer  a déposé une question écrite adressée à Eric Dupont-Moretti, ministre de la Justice, « sur la détresse dans laquelle se trouvent les familles qui se voient dans l’obligation de payer plusieurs milliers d’euros pour rapatrier le corps d’un membre de leur famille après un examen médico-légal. (…) Cette situation est inhumaine. À la douleur de la perte d’un être cher s’ajoute celle de se voir empêché d’inhumer un membre de sa propre famille auprès des siens. La Polynésie française étant un territoire très étendu, le rapatriement du corps est beaucoup trop cher pour ces familles. « 

Nicole Sanquer demande ainsi quelle réponse peut être apportée par le Gouvernement pour remédier à cette flagrante inégalité de traitement entre résidents Polynésiens et métropolitains.  Il est à noter que la question se pose également pour les vivants : amenés à Tahiti pour comparaître au tribunal, des personnes des îles se retrouvent parfois sans aucun moyen de rentrer chez elles.

Source : https://www.radio1.pf/autopsie-a-tahiti-un-aller-sans-retour/