Nouvelle Calédonie : Un protocole funéraire validé par le gouvernement

Source : https://la1ere.francetvinfo.fr/ Alix Madec • Publié le 21 septembre 2021 à 16h13, mis à jour le 21 septembre 2021 à 16h24

Un protocole de rapatriement des défunts originaires des îles est prévu, en accord avec les coutumiers et provinces concernées. Le rapatriement des corps sera opéré par le Betico, après que le protocole funéraire ait été mis en oeuvre. 
©Nicolas Fasquel / Nc la 1ere

Le gouvernement a validé un protocole rédigé par la direction des Affaires sanitaires et sociales, qui précise les recommandations pour la prise en charge du corps des personnes décédées du Covid-19. Un document qui vise à prévenir les risques de contagion, en préservant le respect des défunts. 

Dans le cadre de la crise sanitaire et du confinement, un protocole funéraire a été approuvé ce mardi 21 septembre, par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Un document préparé en concertation avec les communes. 

Soins de conservation interdits

Toute personne décédée à son domicile, dans un établissement social, un Ehpad, ou sur la voie publique, est « présumée décédée du Covid-19« , assure le gouvernement, sauf si un certificat médical en atteste autrement. Il est alors considéré comme potentiellement dangereux. 

Dans ce cas, la toilette mortuaire par un thanatopracteur, ou un professionnel de santé est autorisée, mais les soins de conservation sont interdits. Le corps doit être placé au plus vite dans une housse mortuaire étanche par l’opérateur funéraire ou une équipe autorisée, par la mairie de la commune concernée. 

Mise en bière sur le lieu du décès

La mise en bière doit s’effectuer très rapidement, après autorisation de l’officier d’état civil de la mairie. Elle doit être opérée sur le lieu du décès et effectuée par l’opérateur funéraire ou une équipe autorisée par la mairie concernée. Au maximum, trois personnes de la famille peuvent y assister. 

Le défunt doit être inhumé ou incinéré dans les 48 heures. Si ce délai ne peut être respecté, le cercueil doit être transporté par un opérateur funéraire, vers un lieu de conservation adéquat de la commune, dans l’attente, de l’inhumation ou de la crémation. 

Pour les décès à l’hôpital, au sein duquel il est possible de faire un test de dépistage simultané, le protocole est le même, en cas de décès du coronavirus avéré ou supposé. 

Quid des funérailles?

Avec les restrictions de déplacement et le confinement, seules dix personnes au maximum, peuvent assister au recueillement et aux funérailles. 

Quid des défunts originaires des îles?

Un protocole de rapatriement des défunts originaires des îles est prévu, en accord avec les coutumiers et provinces concernées. Le rapatriement des corps sera opéré par le Betico, après que le protocole funéraire ait été mis en oeuvre. 

En cas de saturation des morgues municipales sur le territoire, les corps des ressortissants des îles, pourront être conservés dans des containers réfrigérés, mis en place par la province des Iles Loyauté, ou la commune concernée.
 
Encadrer les tarifs 

Le gouvernement étudie la possibilité d’encadrer les tarifs des inhumations et incinérations. Un tarif plancher, pourrait d’ailleurs être instauré. 

Wallis : Dispositif exceptionnel pour le rapatriement d’un défunt à Wallis

Alors que le confinement a été prolongé jusqu’au 6 avril, quel dispositif pour le rapatriement des dépouilles mortuaires sur le fenua? Les mesures ont changé en raison de la crise sanitaire.

https://la1ere.francetvinfo.fr : Sofia Folautanoa • Publié le 21 mars 2021 à 12h24, mis à jour le 21 mars 2021 à 12h25

Mise en bière, levée du corps, cérémonie funéraire et enterrement. À la douleur de la perte d’un proche s’ajoute aussi des procédures spécifiques liées à la contagiosité du Covid-19. La préparation et le déroulement des obsèques à Wallis et Futuna s’en trouvent profondément modifiés. C’est ce qui s’est passé cet après-midi lors du rapatriement du corps d’un jeune wallisien décédé brutalement la semaine dernière en Nouvelle Calédonie. Le protocole sanitaire a été suivi à la lettre. Le reportage de Lotana Moefana et Mélodie Sione.