Mauritanie : Rapatriement du corps des prêcheurs à Nouakchott

Rapatriement du corps des prêcheurs à Nouakchott : De sérieux problèmes d’identification et une colère populaire anti-pouvoir

Neuf corps ont été rapatriés hier, mercredi 12 septembre 2012 à Nouakchott. Il s’agit de ceux des prêcheurs mauritaniens tués la nuit du dimanche dernier à un poste frontalier malien. Pour le moment, les dépouilles qui seraient méconnaissables seraient soumises à une opération délicate d’identification, ce qui retarderait certainement les autres formalités funéraires notamment le rapatriement de corps en Mauritanie. De quoi alimenter la tension sociale exacerbée contre le pouvoir.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, entouré du Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et de quelques membres du gouvernement, a accueilli hier, sur le tarmac de l’aéroport de Nouakchott, le corps des neuf prêcheurs mauritaniens tués dimanche dernier par une unité de l’armée malienne au poste frontalier de Diabali, proche de Ségou.

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Les dépouilles, transportées par ambulances auraient tous été acheminées vers l’Hôpital « Sadagha «  d’Arafat pour identification. En effet, des sources proches de l’affaire affirment que les corps sont arrivés dans un état de décomposition avancée, entraînant un sérieux problème d’identification. Selon nos sources, cette opération pourrait retarder les autres formalités funéraires qui étaient prévus le même jour, à savoir la toilette mortuaire, la prière collective et l’inhumation.

D’autre part, il semblerait que le gouvernement mauritanien a insisté pour le rapatriement des sept corps restants qui seraient également mauritaniens, même s’ils étaient porteurs de pièces maliennes. Il est en effet un secret pour personne que beaucoup de ressortissants des pays limitrophes utilisent des pièces d’état-civil doubles pour leur faciliter les passages aux frontières. Il en est ainsi des Mauritaniens qui détiendraient aussi bien des cartes d’identité mauritaniennes que sénégalaises ou maliennes et vice-versa. Ce qui pose un véritable problème juridique, les autorités de Bamako pouvant faire prévaloir dans ce cadre, la nationalité malienne des autres tués, jusqu’à preuve du contraire.

Ainsi, les membres de la « Daewa » qui préparaient la prière collective au centre de prêche du P.K 9 pourraient bien se voir obligés de surseoir à la cérémonie. Suite de l’article