RDC : Derniers hommages rendus à la casque bleue tuée près de Beni avant son rapatriement

Derniers hommages rendus mercredi 12 mai 2021 à l’aéroport de Mavivi à la caporal Kamanga, casque bleue malawite tuée lundi lors d’une attaque armée près de Beni. Photo MONUSCO/Michaël Ali.

La casque bleue malawite décédée lundi à Kilya près de Beni a reçu les derniers hommages de ses camarades cet après-midi à l’aéroport de Mavivi avant le rapatriement de son corps dans son pays, le Malawi. 

C’était lors d’une cérémonie sobre au cours de laquelle sa bravoure a été rappelée. 

Peu avant que la dépouille ne soit portée jusque dans l’avion qui attendait sur le tarmac de l’aéroport, la capitaine Fatsani du contingent malawite a rendu hommage à une soldate professionnelle et dévouée qui est entrée dans l’armée de son pays en 2017. 

Agée de 28 ans, la caporale Kamanga est morte lundi au cours d’une attaque perpétrée par des présumés ADF à Kilia sur la route Beni-Kasindi où se trouve une base du contingent malawite de la MONUSCO. Une attaque condamnée par le secrétaire général et le conseil de sécurité des Nations unies. 

Antonio Guterres a rappelé que les attaques contre les Casques bleus des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre et appelle les autorités congolaises à enquêter sur cet incident et à traduire rapidement les responsables en justice. 

Pour leur part, les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur plein soutien à l’action stabilisatrice de la MONUSCO et de ses contingents et ont exprimé leur profonde reconnaissance aux pays contributeurs de troupes et de police de la MONUSCO. 

Publié le : Publié le mer, 12/05/2021 – 17:21 
Source : https://www.radiookapi.net/2021/05/12/actualite/securite/derniers-hommages-rendus-la-casque-bleue-tuee-pres-de-beni-avant-son

France : Cherbourg-en-Cotentin honore les soldats américains tombés lors de la Première Guerre mondiale

En mai 1921, les corps de 44.000 soldats américains tués lors de la Première Guerre mondiale ont été rapatriés aux Etats-Unis à la demande de leur familles. Certaines dépouilles ont été embarquées par bateau depuis Cherbourg. Une cérémonie d’hommage a eu lieu ce lundi, cent ans après.

Cent ans après, un hommage a été rendu aux dépouilles de ces soldats américains tués lors de la Grande guerre et rapatriés depuis Cherbourg © Radio France – Pierre Coquelin

Quand on parle de soldats américains en Normandie, on pense immédiatement à la Seconde Guerre mondiale et au Débarquement de juin 1944. Mais ce lundi, c’est un autre moment d’histoire souvent méconnu qui était mis en lumière, quelques années après la Première Guerre mondiale. En mai 1921, les dépouilles de 44.000 militaires tombés lors des combats de la Grande guerre ont été rapatriés aux Etats-Unis, à la demande de leur familles. Près de 2.000 corps ont été embarqués depuis Cherbourg, direction le port de Hoboken, dans le New Jersey. 

 » À bord du Wheaton, 1169 jeunes hommes et femmes, de différents milieux et ethnies, partis des champs et rivages de France pour leur dernier voyage vers le repos éternel. Ils ont payé le prix pour assurer notre liberté – Lieutenant colonel Valérie Prehoda « 

Mort trois jours avant l’Armistice

« _Un bateau de rapatriement, l’USAT Wheaton, a commencé à embarquer plus de 4.000 corps en Belgique, à Anvers. Puis, il est venu à Cherbourg_ », explique le lieutenant colonel Valérie Prehoda, ancien fusilier marin de l’armée américaine. 

 » Cette année, c’est le centième anniversaire. Dans ces temps où il y a beaucoup de problèmes, on veut réaffirmer notre amitié. On est ensemble – Lieutenant colonel Valérie Prehoda « 

Alors que le vent balaye les drapeaux français et américain sur la digue de Querqueville, l’ancienne militaire a choisi de mettre à l’honneur un jeune fusilier marin tombé en France lors de la Première guerre mondiale. Un militaire de 19 ans, originaire du Kentucky, mort dans l’offensive de l’Argonne, le 8 novembre 1918, soit seulement trois jours avant l’Armistice. « Quand j’étais officier, j’avais beaucoup de jeunes soldats de cet âge. Alors, j’ai pensé à la tristesse de son officier. ça m’a permis de rendre l’histoire plus personnelle », confie Valérie Prehoda. 

Les soldats tombés au combat furent enterrés sur les lieux mêmes des batailles, dans l’attente d’une solution pérenne. Les familles ont eu ensuite le choix de rapatrier ou non les corps par bateau. Le Wheaton est parti de Cherbourg et a été accueilli à Hoboken en mai 1921, par Warren Harding, élu deux mois plus tôt président des États-Unis.

Une semaine après son arrivée à Hoboken, le corps du jeune fusilier marin a été inhumé au cimetière militaire national de Lexington. 

Source : Mardi 4 mai 2021 à 9:30 –  Francebleu.fr Par  Pierre CoquelinFrance Bleu CotentinFrance Bleu

Burkina Faso: rapatriement des corps des trois Européens tués dans l’est

Les corps de deux journalistes espagnols et d’un défenseur irlandais de la faune, tués dans l’Est du Burkina Faso, ont été rapatriés dans la nuit de jeudi à vendredi, à bord d’un avion militaire, vers leurs pays respectifs, a constaté l’AFP. 

L’avion militaire, un Airbus 310 de l’armée de l’air espagnole, a atterri à l’aéroport de Ouagadougou à 00h40 (locales et GMT), puis a décollé, deux heures plus tard, avec à son bord les trois corps. 

Les corps, arrivés dans des grandes caisses en bois portant l’identité de chaque victime, ont été directement conduits sur le tarmac avant d’être placés dans l’avion, sous la supervision du consul d’Espagne au Burkina Faso.

Les deux journalistes espagnols David Beriain et Roberto Fraile, et l’Irlandais Rory Young, président d’une ONG de protection de la faune sauvage, ont d’abord été portés disparus, après une attaque lundi dans l’Est du pays, avant l’annonce mardi par le Burkina Faso de leur « exécution par les terroristes », en dépit d’intenses recherches lancées par les forces de défense et de sécurité burkinabè pour les retrouver. 

Leurs dépouilles avaient ensuite été transportées par hélicoptère à Ouagadougou, la capitale burkinabè. 

Le Burkina Faso est confronté depuis 2015 aux attaques jihadistes qui affectent également le Mali et le Niger.

D’abord concentrées dans le Nord du pays, limitrophe avec le Mali, les exactions attribuées à des groupes jihadistes, dont le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS), ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est et le Nord-Ouest.

Depuis 2015, elles ont fait plus de 1.300 morts et un million de déplacés fuyant les zones de violences.

Source : www.slateafrique.com